Face à la persistance de l’insalubrité et à la multiplication des comportements inciviques, les autorités guinéennes entendent durcir le ton. Le gouvernement, à travers le ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, annonce une série de mesures fortes visant à assainir durablement le cadre de vie des populations.

Parmi les décisions phares figure la création d’une Brigade nationale de salubrité, chargée de lutter contre les dépôts anarchiques d’ordures sur l’ensemble du territoire. Cette initiative s’accompagne du lancement d’une vaste campagne nationale de sensibilisation baptisée « La rue n’est pas une décharge ».
« En matière d’assainissement, nous avons validé la création d’une Brigade nationale de salubrité, la cartographie des points noirs d’insalubrité, liquides et solides, sur toute l’étendue du territoire, notamment les zones de déversement des eaux usées, ainsi que le lancement de la campagne nationale “La rue n’est pas une décharge” », a annoncé le ministre Aboubacar Camara.

Selon le chef du département de l’Assainissement, des missions de terrain seront déployées dans toutes les régions du pays afin de rendre l’action publique plus efficace et plus visible. L’objectif est clair : mettre fin aux pratiques nuisibles à la santé publique et à l’environnement.
« L’insalubrité ne se limite pas à Conakry. Les opérations de libération des emprises se poursuivront à l’intérieur du pays, d’autant que près de 27 % des ordures proviennent de ces occupations anarchiques », a-t-il précisé.
Malgré les opérations de déguerpissement et de verbalisation déjà engagées, la capitale Conakry reste confrontée à un défi majeur en matière de salubrité. Certaines populations continuent, en dépit des sanctions, de perpétuer des pratiques inciviques. La future unité nationale de salubrité est donc attendue comme un tournant décisif dans la lutte contre l’insalubrité en Guinée.

 

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