L’atelier de formation et de vulgarisation du décret portant cadre général de la gestion des investissements publics a pris fin dans la capitale guinéenne, après quatre jours d’intenses travaux. Destiné à outiller les acteurs clés de la chaîne d’investissement (BSD, PRMP, DAF, investisseurs financiers, SPM, RAF et spécialistes du suivi-évaluation), cet atelier a connu une mobilisation remarquable et a marqué une étape importante dans l’amélioration de la gouvernance des projets publics en Guinée.

Plus de 410 participants ont répondu à l’appel, bien au-delà de l’objectif initial de 350 cadres. À la clôture, le Directeur général de l’investissement, Ibrahima Sory Camara, s’est félicité du succès de cette initiative, soulignant l’importance d’une appropriation collective du nouveau cadre réglementaire.« Cet atelier de vulgarisation était un succès. Sur un objectif de 350 cadres impliqués dans la mise en œuvre des projets, nous avons reçu plus de 410 participants. Je pense qu’aujourd’hui, le principal défi est de faire en sorte que ce document soit compris par l’ensemble des acteurs, c’est-à-dire que chacun puisse s’approprier son contenu. C’est un élément de gouvernance extrêmement important. »

Selon M. Camara, c’est la première fois que la Guinée dispose d’un cadre réglementaire structurant pour la gestion des investissements publics. Il insiste sur la nécessité de renforcer les capacités des bureaux de stratégie et de développement, et de les accompagner dans l’exercice de leurs rôles, notamment en matière de maturation, d’initiation et de suivi-évaluation des projets.« Un bon système de suivi-évaluation nécessite un accompagnement des acteurs à tous les niveaux. Ce sont des informations qui doivent être produites au niveau sectoriel, puis agrégées au niveau national pour bâtir un système cohérent. Sans cela, le système national ne pourra pas être pleinement opérationnel. »

L’atelier a également permis de formuler des recommandations qui seront soumises aux autorités. Ces propositions visent à renforcer la gouvernance au sein même des ministères sectoriels, puisque la responsabilité technique des projets relève en premier lieu d’eux.

Par ailleurs, le Directeur général a annoncé la mise en place de rencontres périodiques avec les bureaux de stratégie et de développement. À terme, cette dynamique sera étendue aux services déconcentrés, grâce à une innovation majeure : la représentation régionale du ministère de l’Économie et des Finances.« Nommer des directeurs régionaux permettra de mieux cerner les enjeux de développement au niveau local et de disposer d’informations en temps réel pour piloter les projets de manière plus efficace. »

En toile de fond, ces efforts s’inscrivent pleinement dans la perspective de Simandou 2040, un programme structurant pour la transformation économique du pays.« Le document Simandou 2040 est finalisé. Tout ce que nous faisons ici est en parfaite cohérence avec ce programme ambitieux, structuré autour de cinq piliers et composé de 15 projets. Il est appelé à devenir un catalyseur de notre développement et à ouvrir la Guinée vers le chemin de la prospérité. »

Avec une telle mobilisation et un engagement clair des autorités, la Guinée semble désormais mieux armée pour affronter les défis de la gestion des investissements publics et transformer l’ambition du développement durable en réalité.

 

Alpha Soumah