Dans le cadre du programme de réglementation, d’harmonisation et de bonne utilisation des symboles de l’État, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Kaïraba Kaba, a présidé ce lundi un atelier de renforcement des capacités destiné aux acteurs du secteur judiciaire.
Cette initiative intervient en prélude à la célébration de la Journée nationale consacrée aux symboles de la République de Guinée, avec pour objectif de mieux faire connaître leur usage et leur portée.

L’importance des symboles rappelée par la Direction nationale des affaires civiles et des Sceaux

Le Directeur national des affaires civiles et des Sceaux, M. Alseni Bah, est revenu sur la nécessité d’organiser ces deux journées d’activités :

« Les deux jours de travaux permettront de doter les participants de connaissances et de les sensibiliser sur la nécessité de renforcer le respect et la sacralité de nos symboles nationaux. Les symboles de la République, ce sont le drapeau, la devise nationale, les sceaux de l’État et les armoiries.

Cet atelier va permettre aux participants de s’approprier l’histoire, la signification, la réglementation de ces symboles, mais aussi leur portée.

Il est de notre devoir, à nous tous ici, gardiens de la justice, de veiller à leur application et à leur utilisation correcte et conforme à la loi.Ces journées nationales s’inscrivent dans une démarche de refondation de l’État visant à renforcer l’esprit patriotique et le sentiment d’appartenance nationale. »

Le ministre Yaya Kaïraba Kaba insiste sur la valeur profonde des symboles de la République

Dans un discours empreint de reconnaissance et de détermination, le ministre Yaya Kaïraba Kaba a longuement expliqué l’importance fondamentale des symboles de l’État :

« C’est pour moi un immense honneur de procéder au lancement officiel des Journées nationales des symboles de l’État. Les symboles que sont le drapeau, l’hymne national, la devise, les armoiries et le sceau de l’État revêtent une importance fondamentale pour notre nation. Ils incarnent notre identité, notre histoire, ainsi que les valeurs de notre République.

Cependant, il a été constaté que leur signification et leur importance sont souvent mal comprises ou sous-estimées par les citoyens, et même au sein de l’administration publique.

Les Journées nationales des symboles de l’État sont donc organisées pour informer et sensibiliser le public sur ces éléments cruciaux de notre patrimoine national. Ces symboles puissants nécessitent une protection rigoureuse.

Il est essentiel que les citoyens comme les institutions respectent les règles d’usage pour préserver l’intégrité de nos symboles nationaux. Malheureusement, force est de constater aujourd’hui une utilisation désordonnée, voire parfois frauduleuse de ces symboles.

Cette situation découle d’un manque de compréhension, mais aussi de l’insuffisance des règles de gestion, entraînant un laisser-aller dans leur fond, leur fabrication, leur reproduction et leur utilisation. »

Le ministre a également rappelé que ces journées s’inscrivent pleinement dans la vision du Président de la République, Mamadi Doumbouya, orientée vers la refondation de l’État et la rectification institutionnelle.

« Les Journées nationales dédiées aux symboles de l’État, placées sous le thème “La place et le rôle des armoiries et du sceau de l’État dans l’administration publique”, visent à informer et sensibiliser l’administration et les citoyens sur leur utilité et les valeurs qu’ils portent en termes d’identité, de souveraineté et de cohésion nationale.L’objectif est de renforcer les connaissances des citoyens et des agents publics sur ces valeurs fondamentales.

J’invite donc les participants à accorder un intérêt particulier aux thèmes débattus, car vous serez appelés à animer prochainement les ateliers régionaux et préfectoraux, ainsi que la campagne de sensibilisation dans le Grand Conakry. Mon département entend promouvoir l’usage respectueux et digne de ces symboles dans toutes les communications officielles de l’État, sur l’ensemble du territoire national et dans nos représentations diplomatiques. »

 

N’sira Sylla