Le tribunal correctionnel de Mafanco a tranché ce jeudi 8 mai : Salifou Camara, figure syndicale connue dans le secteur de l’éducation, écope de six mois de prison avec sursis et d’une amende d’un million de francs guinéens. En cause, des propos diffamatoires tenus lors d’un échange téléphonique houleux.
Reconnu coupable d’injures publiques et de diffamation, le syndicaliste a été condamné par le juge Mohamed Sangaré. Le tribunal a également accordé un franc symbolique de dommages et intérêts aux plaignants : la trésorière de la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Éducation (FSPE) et son époux, parties civiles dans cette affaire.
L’affaire, qui a défrayé la chronique dans le milieu syndical, trouve son origine dans une conversation téléphonique remontant à l’arrivée de fonds destinés à une formation organisée par la FSPE. Soupçonnant une tentative de manipulation, l’épouse du secrétaire général de la FSPE interrompt l’appel. C’est alors que, pensant parler à son épouse, Salifou Camara lâche des propos insultants à l’encontre de son interlocuteur, qualifié notamment de « lèche-bottes » et de « dominé ».
Dès l’ouverture du procès, le 24 avril, Salifou Camara a reconnu les faits et présenté ses excuses, ce qui a sans doute joué en sa faveur pour éviter une peine d’emprisonnement ferme.
A M C









