L’Association des Greffiers de Guinée (AGG) a officiellement déposé, depuis le 13 janvier, un préavis de grève à l’attention du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Cette démarche marque une nouvelle étape dans le bras de fer qui oppose la corporation aux autorités judiciaires, après de nombreuses tentatives de dialogue restées, selon les greffiers, sans suite concrète.

Au cœur des revendications figure la signature du nouveau statut particulier des greffiers et secrétaires de greffe, un texte jugé essentiel pour la reconnaissance de leur rôle au sein de l’appareil judiciaire. Les membres de l’AGG estiment que l’absence de ce statut maintient la profession dans une précarité administrative et sociale persistante.

Au-delà de cette exigence centrale, la plateforme revendicative comprend plusieurs autres points majeurs. Les greffiers réclament notamment la dotation en robes professionnelles, un meilleur accès à la formation continue, le paiement des arriérés de salaires concernant près d’une centaine d’agents, ainsi que le renforcement des moyens logistiques indispensables au bon fonctionnement des juridictions.
Malgré la fermeté de leur position, les greffiers réaffirment leur attachement au dialogue social et au respect de l’ordre public. Ils se disent toutefois déterminés à passer à l’action si aucune réponse satisfaisante n’est apportée par les autorités compétentes.

Ainsi, faute d’engagements clairs et concrets, l’AGG prévient qu’une grève générale sera déclenchée à compter du 26 janvier 2026, sur toute l’étendue du territoire national. Le mouvement se fera avec l’application des services minimums, conformément aux dispositions légales en vigueur, mais pourrait fortement perturber le fonctionnement des juridictions guinéennes.

 

Rédaction