L’Association des journalistes intensifie ses démarches en engageant une action judiciaire contre trois jeunes se présentant comme des communicateurs du CNRD. Cette affaire suscite de vives réactions au sein de la communauté journalistique de la région administrative, suscitant des tensions entre les journalistes et certains communicateurs. Les faits remontent à quelques jours après le lancement officiel de la campagne, lorsque ces jeunes ont critiqué l’ensemble de la profession, évoquant des allégations selon lesquelles certains journalistes auraient accepté des paiements de la part des communicateurs. C’est une manière pour certains communicateurs de discréditer les professionnels des médias. Écoutons les précisions de Famo Condé, président des journalistes de la région.
<<Ce matin, nous nous sommes rendus auprès de Monsieur le Procureur pour déposer une plainte contre trois jeunes de Kankan se disant communicateurs. Ces derniers ont récemment proféré des insultes à l’encontre de la presse locale, diffamant l’ensemble des journalistes de la région. Nous avons jugé qu’il était nécessaire d’agir de manière appropriée, car ces jeunes portent des accusations sans fondement à l’encontre de l’ensemble des journalistes. Lors de notre entretien avec Billy Kaba, Secrétaire Général du Ministère de la Jeunesse, il a été précisé qu’aucun déblocage de fonds n’avait eu lieu.  Nous avons sollicité son ( communiquant) intervention, car nous avons dit vous possédez toutes les informations concernant les contenus diffusés sur les réseaux sociaux afin de démentir vos propos. Malheureusement, cela n’a pas été fait, ce qui nous amène à conclure qu’aucun regret n’est exprimé quant à cet acte. En tant que syndicats, nous avons décidé de nous adresser au parquet pour déposer une plainte. >>  A conclut le président des journalistes.
La tension persiste entre les représentants des médias et ces trois jeunes, qui portent leur attention sur le procureur Marouane Baldé, reconnu pour sa détermination à garantir un traitement équitable des affaires, tout en respectant les procédures établies par le code pénal guinéen.
Mamoudou Aimé Césaire condé