Lors d’une rencontre avec la diplomate néerlandaise Carmen Hagenaars, le ministre guinéen des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, a fait des déclarations importantes sur l’avancement de la transition politique en Guinée. Selon le ministre, la nouvelle constitution, qui sera soumise au référendum cette année, est « prête ». Ce texte fondamental servira de base à l’organisation des prochaines élections, dont le processus sera ouvert à « tout le monde », y compris à l’actuel président, le général Mamadi Doumbouya.

Dans sa déclaration, Dr Morissanda Kouyaté a insisté sur le fait que la Guinée est dans une phase de « calme et d’apaisement », une situation qu’il attribue à l’engagement du gouvernement pour le développement du pays. Il a souligné que cette stabilité est essentielle pour permettre à tous les Guinéens, sans exception, de participer à la vie politique, y compris à la prochaine élection présidentielle. Le ministre a également précisé que le président Doumbouya, actuellement à la tête du pays, ne sera « pas exclu » de la course présidentielle, ce qui laisse entendre que sa candidature est envisagée dans le cadre des élections à venir.

Lors de cette rencontre, Dr Kouyaté a mis l’accent sur la volonté de la Guinée d’avancer vers un développement durable, dans le respect mutuel avec la communauté internationale. Il a exprimé la satisfaction de la Guinée de collaborer avec des pays comme les Pays-Bas, tout en insistant sur le respect des choix politiques internes du pays. Selon lui, l’objectif est d’assurer un avenir meilleur pour la population guinéenne, avec un environnement politique inclusif et démocratique.

 

Les déclarations de Dr Morissanda Kouyaté interviennent dans un contexte où la Guinée cherche à restaurer un équilibre politique après les turbulences liées au coup d’État de septembre 2021. La mise en place d’une nouvelle Constitution et l’organisation des élections sont des étapes cruciales pour le retour à un régime démocratique, mais elles sont aussi sources de tensions et de débats. La participation du président Doumbouya à la prochaine élection présidentielle, malgré les critiques

 

N’sira Sylla