À l’approche du référendum constitutionnel, la coalition d’opposition annonce des manifestations nationales et internationales à partir du 5 septembre, dénonçant une dérive autoritaire du CNRD.

Les Forces Vives de Guinée, coalition regroupant partis politiques et organisations de la société civile, ont entériné ce dimanche 10 août 2025 une décision majeure à l’issue d’un conclave virtuel : le lancement d’un vaste mouvement de contestation à partir du 5 septembre prochain. Cette date symbolique marquera le quatrième anniversaire de l’arrivée au pouvoir du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), dirigé par le général Mamadi Doumbouya.

Dans une déclaration publiée tard dans la soirée, le Bloc annonce que les manifestations auront lieu sur tout le territoire national ainsi qu’à l’étranger. Objectif affiché : dénoncer la « confiscation du pouvoir » par la junte, et réaffirmer leur engagement en faveur d’un retour à l’ordre constitutionnel.

Les Forces Vives se disent fermement opposées à toute tentative de légitimer ce qu’elles qualifient de « dérive autoritaire et illégale ». Elles promettent de défendre, « quoi qu’il en coûte », le droit du peuple guinéen à choisir librement ses dirigeants, conformément à la charte de la Transition.

Cette annonce intervient dans un contexte politique tendu : les manifestations sont interdites en Guinée depuis mai 2022, et le gouvernement mène actuellement une campagne de sensibilisation autour du projet de nouvelle Constitution. Le 4 août, le chef de la junte a convoqué les électeurs pour un référendum prévu le 21 septembre 2025.

Cette montée en puissance de l’opposition annonce une rentrée politique sous haute tension, avec en toile de fond un bras de fer entre la société civile, les partis politiques et les autorités de transition.