L’Association des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Niger et le Burkina Faso, a annoncé la mise en place d’une force militaire unifiée de 5000 hommes, visant à renforcer la lutte contre le terrorisme dans la région.
Cette annonce intervient à l’aube du départ officiel de ces pays de la CEDEAO, prévu pour le 29 janvier 2025, après le coup d’État militaire au Niger en 2023.
Le général Salifou Mody, ministre de la Défense du Niger, a précisé que cette force, qui sera équipée de moyens aériens, terrestres et de renseignement, est déjà en préparation. Elle sera déployée sur tout le territoire de l’AES pour répondre aux menaces djihadistes communes. Les trois pays ont commencé à mener des opérations conjointes, qui ont déjà montré des résultats positifs, grâce à une excellente coordination entre leurs forces armées.
Le général Mody a souligné que l’AES était née de la nécessité de renforcer la coopération en matière de sécurité face à des menaces transfrontalières croissantes. En mettant en place cette force unifiée, les trois pays entendent non seulement mutualiser leurs efforts, mais aussi assurer la sécurité de leurs populations contre les groupes criminels et terroristes.
La décision de quitter la CEDEAO et de créer cette force commune marque un tournant dans la stratégie de défense de ces pays, qui cherchent à préserver leur autonomie face aux pressions internationales. La force unifiée pourrait être déployée rapidement pour intervenir dans la région, renforçant ainsi la capacité de l’AES à faire face aux défis sécuritaires.









