Dans un contexte de transition politique en Guinée, des mouvements pro et anti-CNRD émergent à travers le pays. Toutefois, ces initiatives doivent impérativement respecter la législation en vigueur, notamment en obtenant une autorisation préalable pour leurs activités.

 

 

Ce jeudi 9 janvier 2025, le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a exprimé ses inquiétudes face à la prolifération de ces mouvements non enregistrés. Le ministre de l’Administration, le Général à la retraite Elhaj Ibrahima Khalil Condé, a déploré le manque d’autorisation administrative préalable pour de nombreux groupes politiques, affirmant que cela contrevient aux lois sur les partis politiques, notamment la Charte des partis politiques.

 

Régularisation et cessation des activités illégales

Il a exigé la cessation immédiate des activités de ces mouvements non autorisés et les a invités à soumettre une demande officielle d’enregistrement auprès du ministère. L’objectif est de garantir leur légitimité juridique et d’assurer le bon fonctionnement du processus démocratique dans le respect de l’État de droit.

 

Suspension de la collaboration avec les partis non conformes

Par ailleurs, le ministre a annoncé que les institutions nationales et internationales, ainsi que les partenaires techniques et financiers, doivent cesser toute collaboration avec les 54 partis politiques suspendus jusqu’au 31 janvier 2025, en raison de leur non-conformité aux normes légales. Un nouveau communiqué sera émis après cette date, prévoyant d’éventuelles sanctions supplémentaires.

 

Respect des décisions de justice pour les partis en conflit interne

Pour les partis en litige interne, le ministre a rappelé l’obligation de respecter les décisions de justice ou d’attendre leur résolution. Cette mise en garde vise à maintenir l’ordre et à prévenir toute dérive.

Les partis légaux continuent leurs activités

Enfin, le ministre a rassuré les partis politiques en règle que leurs activités sont autorisées et doivent se dérouler dans le cadre des lois en vigueur, soulignant que la liberté politique est garantie tant qu’elle respecte la légalité.

 

 

Cette annonce reflète l’engagement du gouvernement à garantir une gestion transparente et légale des partis politiques dans un environnement en pleine transition démocratique.

 

 

 

N’sira Sylla