La baisse des crédits alloués aux infrastructures et les difficultés de mobilisation de certaines recettes publiques ont été au cœur des échanges entre les députés et les représentants des ministères des Infrastructures et des Transports. À l’occasion de l’examen de la Loi de finances rectificative (LFR), la commission Aménagement du territoire entend clarifier les arbitrages budgétaires et identifier les leviers susceptibles d’améliorer les investissements et les ressources de l’État.

À l’issue des travaux, le président de la commission, l’honorable Mamadi Kémoko Condé, a notamment exprimé les préoccupations des parlementaires concernant la diminution des allocations du titre 5, dédié aux investissements dans les infrastructures. Malgré ces inquiétudes, les explications fournies par les représentants du ministère ont permis d’éclaircir plusieurs points liés aux arbitrages budgétaires.
« Ce matin, comme vous le dites, nous étions d’abord avec le ministère des Infrastructures. À l’entame, je dois dire que le débat a été très fructueux avec le ministère et nous-mêmes. Comme vous le savez, cette rencontre marque la relation entre l’exécutif et le législatif. Et c’est une rencontre régulière et réglementaire. Alors par rapport à ça, nous avons eu à discuter avec le ministère qui était représenté, d’ailleurs, par sa dame la secrétaire générale des questions du titre 2 jusqu’au niveau du titre 5 ont été élucidées. La première remarque était que le ministère des Infrastructures étant la colonne vertébrale du développement, on avait constaté des baisses régulières au niveau de ce ministère, notamment au niveau des infrastructures du titre 5. Donc, des questions ont été posées et des réponses nous ont été données, ces réponses étaient justifiées. Donc, le rendez-vous a été pris probablement pour la RFI, où on fera 360 jours ensemble ici. Je pense que les projections sont faites pour que nos villes sortent de l’ornière », a expliqué Mamadi Kémoko Condé.

Concernant le ministère des Transports, les discussions ont mis en évidence sa capacité à générer des recettes importantes pour le Trésor public. Toutefois, l’absence de certains textes d’application de décrets et de conventions constitue un obstacle à la mobilisation effective de ces ressources.
« La particularité du ministère des Transports, c’est que nous avons constaté que c’est un ministère qui peut mobiliser assez de recettes. Des débats qui sont qui ont sont issus de notre rencontre nous ont nous ont montré que c’est un ministère qui peut être un ministère de recettes. Il y a la question de l’activation des textes d’application de certains décrets, certaines conventions. Alors, c’est cette leçon que nous avons tiré et nous, nous entendons nous mettre, en tant que représentation, on voudrait mettre en œuvre pour que ces décrets ou ces textes d’application puissent voir le jour, pour que nos populations puissent bénéficier de ces recettes perdues », a-t-il précisé.
Face à ces insuffisances réglementaires, les parlementaires entendent s’impliquer davantage pour favoriser l’adoption et la mise en application des textes nécessaires. L’objectif est de permettre à l’État de récupérer les recettes non mobilisées et d’améliorer les retombées de l’action publique au bénéfice des populations.

Entre préoccupations liées au financement des infrastructures et volonté d’accroître les recettes publiques, ces auditions illustrent les enjeux de l’examen de la LFR, notamment en matière de développement urbain et d’optimisation des ressources de l’État.

Aboubacar Moussa Camara

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