Le groupe rebelle M23, soutenu par 3 000 à 4 000 soldats rwandais selon les Nations unies, poursuit son combat contre l’armée congolaise dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis plus de trois ans.

 

Ce lundi matin, la situation s’est intensifiée avec la fermeture de la frontière entre la RDC et le Rwanda, suivie de violents échanges de tirs entre les troupes des deux pays à leur frontière commune.

Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a averti : « Goma s’apprête à tomber », condamnant fermement l’offensive militaire en cours. L’attaque sur la capitale de la province du Nord-Kivu, située à proximité du Rwanda et peuplée d’un million d’habitants et tout autant de déplacés, marque une nouvelle étape dans l’avancée des troupes rwandaises et des combattants du M23. Ces derniers semblent prendre le dessus face à une armée congolaise débordée.

Le 28 janvier, des manifestations éclatent à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, en réaction à la situation. Des centaines de personnes réclament des sanctions contre le Rwanda, et plusieurs ambassades ont été attaquées par la foule en colère, illustrant l’intensification du mécontentement populaire face à la violence grandissante à la frontière.

 

Avec France 24