À l’approche du 16e anniversaire du massacre du 28 septembre 2009, la pression internationale monte concernant la grâce présidentielle accordée à Moussa Dadis Camara, l’ex-président de la Guinée, reconnu coupable de crimes contre l’humanité pour son rôle dans ce massacre tragique.
L’ancien dirigeant, qui avait dirigé la junte militaire du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD), avait été condamné à 20 ans de prison pour sa responsabilité dans le massacre de plus de 150 personnes et les violations des droits humains qui en ont résulté. Toutefois, en mars 2025, une grâce présidentielle, signée par le président Colonel Mamadi Doumbouya, a effacé cette peine, invoquant des raisons de santé pour justifier cette décision.
Cette grâce suscite une vive réaction des défenseurs des droits humains, qui estiment qu’elle constitue une impunité pour des crimes graves. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a exprimé une forte inquiétude. Selon lui, la décision de gracier Moussa Dadis Camara est contraire au droit international, qui interdit les grâces pour des crimes aussi graves que ceux commis lors du massacre. Volker Türk a réitéré son appel pour que cette grâce soit annulée, soulignant que cela enverrait un mauvais signal sur la lutte contre l’impunité.
Après sa libération, Dadis Camara a séjourné quelques semaines en Guinée avant de s’envoler pour le Maroc en avril 2025, marquant ainsi son départ après avoir été gracié.
Dossier toujours en cours :
Le débat autour de la grâce accordée à Moussa Dadis Camara demeure un sujet sensible et pourrait avoir des répercussions sur l’avenir politique et juridique de la Guinée, en particulier à l’approche du 16e anniversaire du massacre.
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