L’Union Sacrée, un regroupement d’acteurs sociopolitiques censé unir les forces vives du pays, semble vaciller sous l’effet de tensions internes de plus en plus palpables. Ousmane Dady Camara, responsable de cette organisation et président de la COPAD, a annoncé ce mercredi 15 janvier son retrait officiel de cette structure, invoquant des raisons qui mettent en lumière de profondes divergences et des agissements qu’il qualifie d’inexplicables.
Lors d’un point de presse, Camara a précisé que la COPAD, qu’il dirige, ne fait désormais plus partie de l’Union Sacrée. Selon lui, la mission de son organisation, qui prône le retour à l’ordre constitutionnel et une transition pacifique et inclusive, est incompatible avec ce qu’il perçoit comme des manœuvres manipulatrices au sein de l’Union. « Nous, la COPAD, vous informons que nous ne sommes plus membres de l’Union Sacrée. Notre lutte est celle d’une transition apaisée, et nous ne pouvons cautionner une dynamique machiavélique », a-t-il déclaré fermement.
Ousmane Dady Camara a particulièrement ciblé le coordinateur de l’Union Sacrée, Ibrahima Sory Diallo, qu’il accuse d’être sous l’influence d’un homme politique en exil, sans toutefois préciser son identité. « Les agissements inexplicables du coordinateur, à la lumière des informations avérées concernant sa conduite vis-à-vis des membres de l’Union, laissent à penser qu’il est manipulé par un leader politique en exil, qui cherche à imposer sa volonté à distance et à détourner la dynamique de l’Union Sacrée », a ajouté le leader de la COPAD.
Pour Camara et son mouvement, la priorité reste la construction de l’unité nationale et la promotion de la paix, des objectifs qu’ils jugent incompatibles avec l’état actuel des choses au sein de l’Union Sacrée. « Nos priorités sont l’unité nationale, la paix et le succès d’une transition véritablement inclusive. Nous restons fermes dans notre soutien aux actions du Colonel Doumbouya », a-t-il conclu.
Ce départ pourrait marquer un tournant dans l’évolution de l’Union Sacrée, alors que des tensions internes risquent de fragiliser une structure déjà en proie à des divergences stratégiques et idéologiques. Ce scénario ouvre la porte à une réorganisation des forces en présence et soulève la question de l’avenir de cette coalition, dont l’objectif initial semblait être de conduire le pays vers une transition politique stable et inclusive.
Alpha Soumah









