À l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre l’abus et le trafic de drogues, célébrée ce jeudi à Conakry, l’Institut itinérant de formation et de prévention intégrée de lutte contre la drogue et autres conduites addictives a organisé une cérémonie de sensibilisation réunissant plusieurs acteurs de la société civile, des responsables publics et des médias.
Parmi les intervenants de cette journée marquée par des témoignages et des plaidoyers forts, Ibrahima Sory Cissé, président de l’ONG Génération Sans Tabac, a tenu un discours poignant. En militant engagé contre les addictions, il a lancé un appel pressant à l’ensemble des composantes de la société.« La drogue tue », a-t-il martelé, appelant à une mobilisation collective. « Je demande à chacun de sensibiliser les enfants, les jeunes et les parents contre la consommation du tabac et de l’huile. Mesdames et messieurs, c’est un plaisir pour moi ce matin d’être à côté de l’Institut itinérant de formation et de prévention intégrée contre la drogue et autres conduites addictives. »
Appelant à une véritable application des lois existantes, M. Cissé a rappelé que la Guinée a adhéré à plusieurs conventions internationales de lutte contre les drogues, sans toujours les traduire en actions concrètes.« En partenariat avec cette institution, nous permettons de participer à la journée internationale de la lutte contre la drogue. Messieurs les autorités présentes dans cette salle, permettez-moi de vous dire que la Guinée étant un pays qui a ratifié les conventions internationales de la lutte contre la drogue et autres, nous demandons au gouvernement, notre ONG demande au gouvernement d’appliquer et de faire appliquer les termes de cette convention. Il ne s’agit pas seulement de faire des discours, mais il faut que la loi soit appliquée contre ceux-là qui vendent la drogue et contre ceux-là qui consomment la drogue. »
Dans une posture résolument citoyenne, le président de l’ONG a invité les décideurs publics, les médias et les forces de sécurité à prendre pleinement leur part de responsabilité dans cette lutte qu’il qualifie de vitale pour les générations futures.« Comprenez mon discours, je ne suis pas un bureaucrate ici, je parle en tant que société civile. Dans ce cas, j’ai le droit de demander aux décideurs, déjà le patron du service spécial est présent, l’un des patrons locaux est là, y compris les éminents professeurs et les journalistes qui sont présents dans cette salle pour relayer cette information. Permettez-moi de vous dire que cette journée est célébrée par l’humanité pour sauver des vies humaines. »
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