Le directeur de Radio Baoulé écope de six mois de prison ferme après la diffusion d’une vidéo controversée sur les réseaux sociaux
Seydou Oumar Traoré, journaliste de profession et directeur général de la Radio Baoulé au Mali, a été condamné ce lundi 14 juillet 2025 pour « offense envers un chef d’État étranger », en l’occurrence le président de la Guinée. Le verdict a été rendu par le Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité, une instance spécialisée dans les infractions liées aux technologies numériques.
Selon les éléments du dossier, la procédure judiciaire a été déclenchée à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo de plus de trois minutes. Dans cette séquence, M. Traoré évoquait les liens supposés entre les autorités guinéennes et des groupes armés opérant dans le nord du Mali. Le contenu de la vidéo a été jugé attentatoire à l’image d’un dirigeant étranger par les autorités judiciaires maliennes d’après mosaiqueguinee.com
Interpellé le 25 mai 2025, le journaliste a été placé sous mandat de dépôt dès le lendemain. Le parquet, représenté par le procureur du Pôle, avait requis une peine de deux ans de prison ferme. L’État malien, partie civile dans cette affaire, réclamait quant à lui une amende de deux millions de francs CFA. Finalement, le tribunal a condamné Seydou Oumar Traoré à douze mois de prison, dont six mois fermes, ainsi qu’à une amende d’un million de francs CFA.
Cette condamnation intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. Seydou Oumar Traoré est reconnu comme un fervent défenseur de la Transition malienne. Une posture qui, selon plusieurs de ses confrères, lui vaut à la fois une forte popularité auprès d’une partie de la population, mais aussi de vives inimitiés dans certains cercles politiques et diplomatiques.
L’affaire soulève des interrogations sur la liberté d’expression au Mali, notamment lorsqu’il s’agit de sujets sensibles touchant aux relations internationales et à la sécurité régionale.
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