Fin ce lundi 9 juin 2025 à Kankan, la 85ᵉ édition de la Grande Mamaya, un événement culturel emblématique qui, une fois encore, a su rassembler des milliers de participants venus des quatre coins du pays et même de la diaspora. Pendant trois jours, la ville a vibré au rythme des tambours, des pas cadencés et des tenues éclatantes, dans une atmosphère de joie, de fierté et de célébration identitaire.
La troisième et dernière journée, dédiée à la tenue blanche, a offert un spectacle de toute beauté. Hommes et femmes, habillés avec une élégance sobre et majestueuse, ont défilé en parfaite harmonie. Leurs pas entrelacés, caractéristiques de la danse Mamaya, ont dessiné des cercles envoûtants dans l’arène, hypnotisant une foule venue nombreuse pour assister à ce ballet vivant, empreint de tradition et de raffinement.
Mais au-delà de la danse et des tenues, cette journée a également été l’occasion de mettre en lumière l’excellence scolaire. Lors d’un moment particulièrement émouvant, plusieurs élèves – majoritairement des filles – ont été récompensés dans le cadre d’une compétition interscolaire organisée par Sèdè Dandiya. Une initiative saluée pour son engagement en faveur de l’éducation, de l’équité et de la reconnaissance du mérite au sein de la jeunesse guinéenne.
En guise d’apothéose, l’artiste Azaya (Mohamed James Kamissoko) a offert une performance magistrale. Son titre « Mamaya », devenu véritable hymne officieux de cette 85ᵉ édition, a électrisé la foule dans une ambiance survoltée, mêlant émotion et euphorie.
Placé sous le thème « La femme, vecteur du développement social », l’événement a également été rehaussé par la présence du Président de la transition, présent lors des deux premières journées. Très applaudi, il n’a pas hésité à se mêler aux danseurs pour esquisser quelques pas de Mamaya, un geste symbolique salué par le public comme un signe de communion avec les traditions et le peuple.
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