Ce jeudi 16 janvier 2025, un groupe d’enseignants chercheurs non reclassés des institutions d’enseignement supérieur a organisé une manifestation devant le département de tutelle pour dénoncer les injustices dont ils estiment être victimes. Les enseignants, mobilisés en masse, réclament leur reclassement, le paiement des primes de craie, de transport et de logement, ainsi que le respect d’un décret présidentiel qui accorde des primes supplémentaires à tous les enseignants chercheurs de Guinée.
Thierno Sadou Diallo, 1er secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Enseignants Chercheurs et Chercheuses de Guinée, est revenu sur les raisons de cette mobilisation. Selon lui, cela fait plusieurs mois que ces enseignants vivent dans une situation précaire, sans avoir obtenu de solution à leurs revendications. Il a souligné que l’absence de réponse des autorités était perçue comme une forme de complicité avec l’injustice.
« Nous sommes ici pour revendiquer nos droits. Il y a plusieurs mois que nous n’avons pas bénéficié des primes liées au transport, au logement, ni de celles promises par le décret présidentiel. Nous, les enseignants chercheurs non reclassés, n’avons même pas un grade académique digne de ce nom. Le statut particulier nous octroie des primes qui ne sont toujours pas appliquées », a-t-il déclaré. Il a précisé que, bien qu’ils ne puissent pas encore réclamer les primes de grade, les enseignants chercheurs réclament au moins les autres primes comme celles de craie, de transport et de préparation.
Si leurs revendications ne sont pas entendues, Thierno Sadou Diallo a menacé de continuer la lutte avec encore plus de fermeté. « Si aucune solution n’est apportée, nous arrêterons les cours et continuerons à manifester régulièrement devant le département », a-t-il conclu.
Cette manifestation met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants chercheurs non reclassés et souligne l’urgence pour les autorités de répondre à leurs revendications, sous peine de voir la mobilisation se durcir davantage.
N’sira Sylla