Après des années de silence, l’ex-ministre officialise son retrait de la vie politique et quitte la présidence des NFD.

Après une longue éclipse de la scène politique guinéenne, Mouctar Diallo a mis fin au suspense. Ce jeudi 7 août 2025, l’ancien ministre de la Jeunesse sous le régime d’Alpha Condé, également président du parti Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), a annoncé publiquement son retrait définitif de la vie politique.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et de lucidité, il acte ainsi la fin d’un parcours engagé, mais semé de tempêtes :« Depuis ma démission du gouvernement, le 20 janvier 2021, j’ai choisi de prendre du recul, ce qui explique mon absence prolongée de la scène politique. Aujourd’hui, jeudi 7 août 2025, j’annonce ma démission de la présidence du parti politique NFD (Nouvelles Forces Démocratiques), ainsi que mon retrait de la vie politique », a-t-il affirmé.

Cette sortie marque la conclusion d’une trajectoire politique commencée très jeune, marquée par la défense des valeurs démocratiques, la participation active aux débats publics, et la volonté constante d’incarner une alternative pour la jeunesse guinéenne.

Un engagement qui se réinvente

S’il quitte les arènes politiques officielles, Mouctar Diallo n’abandonne pas ses convictions. Il entend poursuivre son engagement autrement, à travers d’autres canaux d’action.« Je reste pleinement engagé au service des idéaux de justice, de démocratie et de développement auxquels j’ai toujours cru et pour lesquels je me suis toujours battu avec détermination. Je continuerai à servir la Guinée et l’Afrique autrement, avec la même exigence et la même passion, car l’engagement ne connaît pas de frontières fixes », a-t-il précisé.

Loin de toute amertume, son discours révèle pourtant les cicatrices laissées par un long combat politique, souvent solitaire, dans un environnement instable et parfois hostile :« S’engager dans la vie publique, c’est accepter de se battre dans l’ombre, de souffrir en silence et d’agir sans la certitude d’être compris. C’est porter des responsabilités écrasantes, faire des choix douloureux, avancer dans un environnement complexe, parfois même contradictoire, et traverser des tempêtes invisibles aux yeux du grand public. Quand l’intérêt général est la seule boussole, mais que l’incompréhension, parfois l’ingratitude, règne, naît alors une blessure muette. Malgré tout, le véritable serviteur de l’État poursuit sa route, animé non par les honneurs, mais par le sens du devoir et l’espoir que, peut-être, un jour, le temps finira par révéler la justesse de ses actes », a-t-il conclu d’après nos confrères de Siaminfo

Un départ, mais pas un adieu à la nation

Avec cette annonce solennelle, Mouctar Diallo tourne une page, mais laisse ouverte celle de l’action citoyenne. Alors que la Guinée continue de traverser des périodes d’incertitude et de mutation politique, cette décision résonne comme un appel au renouveau, mais aussi au respect de ceux qui, dans l’ombre, ont porté les espoirs d’une génération.

 

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