Le Quartier général de la Défense (Defence Headquarters – DHQ) du Nigeria a confirmé, ce lundi, la mise en accusation de 16 officiers des forces armées, soupçonnés d’avoir participé à un complot visant à renverser le gouvernement du président Bola Ahmed Tinubu, élu en mars 2023 à la tête de la première puissance économique d’Afrique de l’Ouest.
Cette annonce intervient à l’issue d’une enquête spéciale approfondie, portant sur des faits présumés qui auraient dû se produire en octobre 2025. Selon les autorités militaires, le projet subversif représentait une menace grave pour la stabilité institutionnelle du pays.

S’exprimant à ce sujet, le général de division Samaila Uba, directeur de l’information de la Défense, a indiqué que les officiers mis en cause — issus de l’Armée de terre, de la Marine et de l’Armée de l’air — seront déférés devant une cour martiale. L’enquête aurait mis au jour des comportements jugés « incompatibles avec l’éthique militaire », portant atteinte à la discipline, à la hiérarchie et à la cohésion des forces armées nigérianes.
Parmi les accusés figurent des officiers supérieurs, dont le général de brigade Musa Abubakar Sadiq, ainsi que plusieurs lieutenants-colonels. D’après les conclusions de l’enquête, le complot visait l’élimination physique du Président de la République, du Vice-président, ainsi que de hauts responsables militaires, avec une exécution planifiée pour le 25 octobre 2025.

Selon des rapports préliminaires relayés par la presse locale, notamment The Punch, le cerveau présumé de cette tentative de coup d’État serait un colonel animé par un profond ressentiment, consécutif à des échecs répétés à ses examens de promotion. Ce mobile personnel se serait progressivement transformé en un projet de déstabilisation du pouvoir.
Le plan des conjurés reposait sur une stratégie méthodique, incluant la cartographie détaillée de la Villa présidentielle, ainsi que des aéroports stratégiques de Lagos et d’Abuja. Des tentatives d’infiltration auraient également été menées par l’intermédiaire d’employés d’une entreprise locale. Les services de renseignement financier auraient par ailleurs retracé des flux d’argent compris entre 2 et 5 millions de nairas, soupçonnés d’avoir servi au financement de l’opération.
Grâce à une action coordonnée des services de renseignement, le complot a été déjoué avant son passage à l’acte.

Les perquisitions menées au domicile du meneur présumé ont permis la saisie de matériel de communication crypté, de documents stratégiques sensibles, ainsi que d’objets rituels, qualifiés de fétiches par les enquêteurs.

 

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