À travers une série de décrets lus à la télévision nationale ce lundi 2 février 2026, le président de la République, Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, a procédé à la nomination partielle des membres du nouveau gouvernement de la Cinquième République.
À la suite de cette annonce très attendue, la rédaction de ledenonciateur224.com a recueilli, en exclusivité, la réaction de l’activiste Morlaye Doumbouya, qui a exprimé sa satisfaction, sa confiance et son optimisme quant aux choix opérés par le chef de l’État, tant pour les ministres reconduits que pour les nouvelles figures appelées à servir.

D’entrée de jeu, Morlaye Doumbouya est revenu sur l’attente et la curiosité qui animaient la population guinéenne depuis l’investiture présidentielle :
« Depuis les élections et l’investiture du président de la République, Mamadi Doumbouya, beaucoup de jeunes, pour ne pas dire l’ensemble de la population guinéenne, attendaient réellement ce décret pour connaître la composition du nouveau gouvernement. Hier, nous avons suivi avec beaucoup d’intérêt cette nomination partielle. »
Selon lui, ce gouvernement est composé d’hommes et de femmes guinéens ayant bénéficié de la confiance du président et du peuple, et mérite, à ce titre, un accompagnement sincère.
« C’est un gouvernement que nous devons soutenir et accompagner dans le cadre de la Cinquième République. Le choix porté sur ces éléments montre que près de 80 % des ministres ont été reconduits ou repositionnés, conformément à la politique administrative et à la vision du gouvernement. »
Poursuivant son analyse, l’activiste s’est également prononcé sur le jumelage de certains départements ministériels, qu’il considère comme une orientation stratégique :
« Nous avons constaté que certains ministères ont été fusionnés, notamment l’Éducation et l’Enseignement technique et professionnel, confiés à M. Alpha Bacar Barry. Au niveau de l’Enseignement supérieur, le retour de Dr Diaka est perçu par beaucoup comme un retour à sa maison mère. »
Il est également revenu sur certains changements notables, notamment au ministère de la Communication :
« Nous avons vu le retour de M. Mourana Soumah à la Communication et à l’Information, en remplacement de M. Fana Soumah, dont les réformes avaient surpris plus d’un Guinéen. Mais il faut rappeler que ce sont des décisions internes au gouvernement. Il s’agit de repositionnements administratifs qu’il faut analyser avec objectivité, en tenant compte du bilan des quatre dernières années. »
Interrogé sur la représentation féminine dans cette première vague de nominations, Morlaye Doumbouya a rappelé que le gouvernement n’est pas encore totalement formé et a exprimé son espoir de voir davantage de femmes intégrer les ministères restants, conformément aux engagements du président lors de son investiture :
« Le gouvernement n’est pas encore au complet. C’est une nomination partielle. Sur les 24 ministères, il reste encore plusieurs postes à pourvoir. Pour l’instant, trois femmes ont été reconduites. Nous espérons que les autres départements permettront aussi aux femmes guinéennes, dont la compétence n’est plus à démontrer, d’occuper ces postes. »
Il a par ailleurs tenu à souligner que les départs enregistrés ne signifient pas forcément un échec :
« Ce n’est pas parce que certains quittent leurs fonctions qu’ils n’ont rien apporté. C’est une question de recadrage, de repositionnement selon la politique du gouvernement. En matière de décret, il y a une part de discrétion. »
Pour conclure, Morlaye Doumbouya a salué le professionnalisme et la rigueur du Premier ministre Amadou Oury Bah, qu’il considère comme un atout majeur pour la stabilité et l’efficacité de l’action gouvernementale :
« Nous avons un Premier ministre qui a la tête sur les épaules. M. Bah Oury a travaillé plus de deux ans et demi avec le gouvernement. S’il est reconduit à la tête de la Primature, c’est qu’il dispose déjà d’une feuille de route claire. Il sait qui a apporté quoi et dans quels départements des réformes profondes sont nécessaires. »
Selon lui, cette nomination partielle marque un tournant important :
« Un Premier ministre reconduit et un gouvernement partiellement nommé montrent que la Guinée s’ouvre progressivement à une nouvelle perspective démocratique. Certains départements doivent être entièrement refondés, de la base au sommet, et cette dynamique semble désormais engagée. »

 

Alpha Soumah