Face aux organisations de la société civile, aux syndicats et aux mouvements de soutien, le président du Conseil National de la Transition (CNT), Dr Dansa Kourouma, a longuement justifié les fondements et les ambitions de la nouvelle constitution en voie d’adoption. Dans une prise de parole marquante, il a exposé les leçons tirées des précédentes transitions guinéennes et mis en avant la particularité inédite de celle conduite aujourd’hui sous l’égide du Général Mamadi Doumbouya.

Dr. Kourouma a d’abord dressé un panorama historique des transitions politiques en Guinée :

« La première transition a été conduite par le camarade Ahmed Sékou Touré. Elle fut brève. La deuxième, sous le Général Lansana Conté, s’est distinguée par un organe législatif majoritairement militaire. La troisième, celle du capitaine Moussa Dadis Camara et du Général Sékouba Konaté, a été dominée par les partis politiques. »

Selon lui, cette dernière transition – celle de 2010 – a donné naissance à une constitution façonnée selon les rapports de force entre partis politiques, au détriment de l’intérêt général :

« Les uns et les autres étaient pressés d’accéder au pouvoir. Cette constitution n’a pas été soumise à référendum. Elle a été taillée sur mesure. »

Un déséquilibre que Dr. Dansa Kourouma considère comme une erreur stratégique majeure, responsable de l’instabilité constitutionnelle ayant suivi.

Pour le président du CNT, cette nouvelle constitution rompt avec la précipitation et l’approximation du passé :

« L’écriture d’une constitution n’est pas une course de vitesse, c’est une course de fond. Elle n’organise pas que la vie politique, mais aussi la vie sociale, économique et culturelle du pays. »

Se félicitant d’avoir dirigé le processus de rédaction, il a souligné le caractère inclusif et participatif du texte actuel, fruit d’un large dialogue national et d’un effort collectif.

« Sous le leadership du général Mamadi Doumbouya, nous avons travaillé à construire un projet porteur de stabilité, de justice sociale et d’unité nationale. »

Confiant en l’adhésion populaire, le CNT prévoit dans les prochains jours une vaste campagne nationale pour expliquer le contenu de la nouvelle constitution et mobiliser le vote en faveur du OUI lors du prochain référendum.

Dr. Kourouma a conclu en remerciant les forces vives de la nation, en particulier le mouvement social guinéen dont il est issu, pour leur engagement constant en faveur de la refondation institutionnelle.

 

Aboubacar Moussa Camara
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