Lors d’une conférence de presse tenue au Palais du Peuple, ce dimanche, le président du Conseil National de la Transition (CNT), Dr Dansa Kourouma, a levé le voile sur les grandes lignes de la nouvelle Constitution, dont le texte a été officiellement remis au Président de la Transition le 26 juin dernier. Ce projet marque un tournant important dans l’architecture institutionnelle du pays.
L’une des avancées majeures réside dans la réorganisation des institutions pour les rendre plus compréhensibles et hiérarchisées. Dr Kourouma a expliqué que :« L’architecture institutionnelle a été revue et rédigée dans l’aspect de la pédagogie pour l’intelligibilité et la meilleure compréhension de l’organisation des institutions. »
Il a rappelé qu’auparavant, les institutions souffraient de flou juridique et d’un manque de classification cohérente :« En Guinée, les institutions étaient confrontées à un problème de préséance, un problème de classification constitutionnelle des institutions. On a réglé cette question. »
Pour illustrer cette refonte, il invite à consulter l’article 43 de la nouvelle Constitution, où la structuration est claire :« Les institutions gouvernantes, les institutions d’appui à la gouvernance démocratique, c’est très bien structuré, avec des échelonnements qui sont très logiques, qui facilitent la compréhension. »
Des institutions nouvelles, d’autres supprimées
Parmi les grandes nouveautés, figurent la création du Sénat, d’une Commission nationale du développement, ainsi que d’une Commission nationale de l’éducation civique et des droits de l’homme.« Ce sont les nouveautés qui puissent être citées entre cette constitution et les anciennes constitutions. »
Inversement, certaines institutions existantes dans les précédentes constitutions ont été supprimées, jugées « inefficaces et dysfonctionnelles » selon les mots du président du CNT.
A M C









