Dans un contexte où l’exploitation minière bouleverse profondément les équilibres environnementaux et sociaux, l’Observatoire Communautaire de l’Environnement Minier (OCEM) s’impose comme un acteur de veille, de dialogue et de sensibilisation. Cette organisation non gouvernementale à but non lucratif œuvre sans relâche pour une gouvernance minière transparente, inclusive et respectueuse des droits humains.
Créée par et pour les communautés locales, l’OCEM agit comme un pont essentiel entre les populations, les autorités et les entreprises minières, avec un objectif clair : garantir une exploitation des ressources naturelles respectueuse de l’environnement et des citoyens.
L’OCEM intervient principalement dans les zones rurales et semi-urbaines riches en ressources naturelles, mais vulnérables sur les plans écologique et social. Ses axes d’intervention sont multiples :
- Promouvoir une gouvernance minière participative et équitable ;
- Renforcer les capacités communautaires en matière de veille et de gestion environnementale ;
- Favoriser un dialogue multi-acteurs pour une exploitation minière durable.
Concrètement, l’ONG agit sur plusieurs fronts techniques : elle veille sur la gestion environnementale et sociale.

Le samedi 13 juillet, l’OCEM a organisé un atelier de formation destiné à renforcer les capacités de ses membres. Une initiative stratégique pilotée par la présidente de l’ONG, Mme Pézé Fatoumata, afin de préparer le terrain à des actions de terrain plus efficaces et mieux informées.

L’atelier a été animé par l’environnementaliste Mouctar Diallo, qui a partagé son expertise avec les participants :« Les principaux thèmes abordés, c’est la gestion environnementale et la veille environnementale. (…) Il y a des textes comme le Code de l’environnement, le Code minier, et le Guide général de l’évaluation environnementale qui sont utilisés au niveau national. (…) Ensuite, la veille environnementale s’adresse aux ONG comme lanceurs d’alerte : il s’agit de sensibiliser les populations impactées, les informer sur leurs droits, et les accompagner dans leurs démarches pour faire valoir ces droits. »
Un message fort, ancré dans une réalité où l’accès à l’information et la participation communautaire restent des défis majeurs.
Une vision claire portée par une femme engagée

Mme Pézé Fatoumata, présidente de l’OCEM, a rappelé avec conviction la mission de son organisation :« L’objectif de cette ONG, c’est purement informationnel. Nous devons faire une veille environnementale dans les zones minières, remonter les informations vers les autorités, et former les communautés pour qu’elles connaissent leurs droits et devoirs. (…) Nous jouons un rôle de pont entre l’État, les sociétés minières et les communautés. »
Consciente que toute action efficace commence par la connaissance, elle insiste sur la nécessité d’une formation interne préalable avant de passer à des actions de plaidoyer et de terrain :« On ne peut pas se lancer dans un domaine sans avoir une idée claire dessus. C’est pourquoi notre plan d’action 2025 est axé sur la sensibilisation et la formation du personnel. Par la suite, nous irons plus en profondeur et chercherons à établir des partenariats, notamment avec les ministères de l’Environnement et des Mines. »
Au-delà de la veille, l’OCEM intègre dans son programme une approche proactive de la restauration des écosystèmes, incluant le reboisement et l’agriculture durable :« Quand il y a un impact sur les terres, il faut reboiser. C’est une des solutions. Et l’agriculture aussi. Ce sont des modules que nous devons également suivre. »

Avec une approche à la fois citoyenne, scientifique et participative, l’OCEM illustre la montée en puissance des organisations de la société civile dans les débats environnementaux liés aux industries extractives. Elle ne se contente pas de dénoncer : elle informe, forme, mobilise.
Dans un monde où la transition écologique et la justice sociale sont devenues urgentes, l’OCEM incarne une dynamique essentielle : celle de la vigilance communautaire au service du bien commun.









