L’Observatoire Communautaire de l’Environnement Minier (OCEM) poursuit sa série de formations en leadership et management pour professionnaliser les actions sur le terrain.
Ce cycle de formation interne a eu lieu ce samedi 16 août à Cobayah, sous le thème : « Leadership et management des ONG ».

La présidente de l’OCEM, Mme PEZET Fatoumata, a rappelé l’importance de cette initiative :« Nous sommes une ONG naissante, et avant toute activité sur le terrain, il est indispensable d’avoir une certaine base dans notre domaine d’intervention. »

Selon elle, la formation constitue un socle essentiel pour garantir l’efficacité de leurs actions :« On ne peut pas aller vers les communautés sans être nous-mêmes bien formés. La formation est la base de toute activité, qu’elle soit professionnelle ou non. Elle permet d’acquérir l’expérience nécessaire pour mieux communiquer et mieux intervenir. »

Le facilitateur de la session, Mamadou Barry, consultant indépendant, a salué la démarche proactive de l’OCEM :« Cette formation marque une étape cruciale dans la structuration d’une organisation de la société civile. Une ONG, c’est avant tout un groupe d’acteurs capables de réfléchir, de critiquer et d’apporter des solutions concrètes. Si l’OCEM s’engage dans le renforcement des capacités, c’est qu’elle a une vision à long terme. »
Il a insisté sur l’importance de la formation continue, même pour les plus diplômés :« Ce n’est pas parce qu’on a un master ou une licence que l’on maîtrise la société civile. C’est une école à part entière. Il faut comprendre son fonctionnement, ses lois, ses mécanismes, et surtout, connaître les instruments internationaux pour pouvoir agir efficacement en faveur du développement durable et des Objectifs de Développement Durable (ODD). »
En conclusion, Mamadou Barry a formulé quelques recommandations à l’intention des membres de l’ONG :« Il faut du courage, de la persévérance, et surtout rester motivé. La société civile n’est pas un espace pour se faire de l’argent ou régler des comptes. C’est un levier puissant pour contribuer au développement durable du pays. Il faut aimer ce que l’on fait, et toujours chercher à ajouter une pierre à l’édifice national. »
Aboubacar Moussa Camara









