À quelques heures du scrutin référendaire, l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum constitutionnel (ONASUR) se veut rassurant. En conférence de presse tenue ce samedi à Conakry, les responsables de l’institution ont réaffirmé leur rôle de garant de la transparence, de la régularité et de l’équité du processus électoral.

Dès l’ouverture de la rencontre, le président de l’ONASUR, Dr Sékou Koureissy Condé, a précisé la mission de l’institution :

« Notre rôle n’est pas d’organiser, mais de surveiller et de rendre compte. »

Une mise au point nécessaire, dans un contexte où les attentes des citoyens sont élevées et où chaque étape du processus est scrutée à la loupe.

Dr Condé a détaillé les deux piliers de l’action de l’ONASUR :

L’observation, qui consiste à suivre, évaluer et documenter l’ensemble des étapes du processus électoral, jusqu’à la proclamation des résultats.
La supervision, axée sur l’identification des difficultés, l’appréciation du déroulement des opérations et l’élaboration de rapports basés sur les principes de transparence, équité et régularité.
L’ONASUR a été officiellement mis en place le 18 septembre 2025, à la suite d’une loi adoptée par le Conseil National de la Transition. Le lendemain, les onze membres de l’organe ont prêté serment devant la Constitution, s’engageant à agir avec intégrité et impartialité.
« Chaque citoyen a une opinion, et c’est normal. Mais lorsqu’on lui confie une responsabilité publique, il doit placer l’intérêt général au-dessus de ses convictions personnelles », a rappelé le président Condé.

Répondant aux critiques sur le retard de mise en place de l’institution, la vice-présidente de l’ONASUR, Mariama Diallo Sy, a tenu à apaiser les inquiétudes :

« C’est vrai que nous avons été installés tardivement, mais aujourd’hui, grâce aux outils numériques, nous pouvons travailler à distance et efficacement. »

Elle a ainsi annoncé la mise en place d’un réseau d’observateurs dans les 33 préfectures et les communes de Conakry, avec 79 agents déjà identifiés. Un logiciel de remontée d’informations en temps réel permettra de centraliser toutes les données collectées sur le terrain.

À l’international, 34 circonscriptions ont été ciblées. ONASUR collabore avec les ambassades, les acteurs de la société civile et prépare une réunion virtuelle pour présenter les outils de travail aux observateurs à l’étranger.

Conscient des enjeux, Dr Condé a lancé un appel fort à l’ensemble des parties prenantes du processus :

« Nous ne pourrons remplir efficacement notre rôle que si les informations sont relayées avec bonne foi, dans un esprit de paix et de réconciliation. »

 

Alors que le pays s’apprête à tourner une page de sa transition politique, l’ONASUR se positionne comme un rempart contre les dérives et un garant du retour à l’ordre constitutionnel.

Sa mission : veiller à ce que chaque voix exprimée compte et que la volonté populaire soit respectée, dans le strict cadre des lois en vigueur.

 

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