À moins de trois mois de la présidentielle prévue le 28 décembre 2025, l’Union sacrée des Forces vives de Guinée (USFVG), qui regroupe 49 partis politiques, a tiré la sonnette d’alarme lors d’une conférence de presse tenue le 13 octobre à Conakry.
Inquiétudes majeures :
- Absence du Code électoral : ce texte fondamental, censé encadrer le scrutin, n’a toujours pas été publié, ce qui alimente flou juridique et suspicion.
- L’OTIGE toujours inexistante : pourtant exigée par la Constitution (articles 174 et 175), l’Organe de gestion des élections n’est toujours pas mis en place. L’USFVG juge illégitime la Direction générale des élections (DGE) actuelle pour encadrer le processus.
Dr Ibrahima Sory Diallo, coordinateur de l’USFVG, a exprimé de vives préoccupations :
« Comment peut-on organiser une élection sans le Code électoral ? Il est anormal que des candidatures soient annoncées sans que les règles ne soient connues. »
Autres griefs :
- Charte des partis politiques toujours absente : aucun texte officiel ne régit le fonctionnement des formations politiques.
- Subventions gelées depuis 2010 : alors que la Constitution prévoit une aide annuelle pour les partis.
- Calendrier électoral jugé précipité : avec l’ouverture du dépôt des candidatures entre le 11 et le 20 octobre, la coalition dénonce une course contre la montre préjudiciable à la transparence.
Ultimatum clair : L’Union sacrée exige :
- La publication immédiate du Code électoral ;
- La mise en place effective et légale de l’OTIGE.
Sans ces garanties, elle appelle ses membres à ne pas valider de candidatures et envisage sérieusement de boycotter le scrutin.
Appel aux autorités : L’USFVG exhorte le gouvernement à respecter la légalité et à créer les conditions d’un processus électoral crédible, inclusif et apaisé.
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