Le parquet près le Tribunal de Première Instance de Kaloum a annoncé l’interpellation et le placement sous mandat de dépôt d’un garde pénitentiaire soupçonné d’avoir introduit des substances illicites et des objets interdits à la Maison Centrale de Conakry.
Selon un communiqué signé par le procureur Mamoudou Magassouba, ces faits ont été découverts dans le cadre des opérations régulières de contrôle et de sécurisation menées depuis le 9 février au sein de l’établissement pénitentiaire.
Le mis en cause, le sergent-chef Lamine N’Diaye, garde pénitentiaire, a été interpellé par la Direction Centrale des Investigations Judiciaires de la Gendarmerie nationale avant d’être déféré devant le parquet.
D’après les éléments de l’enquête, il est poursuivi pour détention et introduction de substances psychotropes et d’objets prohibés en prison, en violation des articles 749, 812 et suivants du Code pénal.
Les procès-verbaux font état de la saisie de :
66 boules de chanvre indien (chite)
3 morceaux de crack
7 téléphones portables
Des faits que le procureur qualifie de particulièrement graves, estimant qu’ils sont « de nature à compromettre gravement la sécurité des détenus, l’intégrité de l’administration pénitentiaire et l’ordre public ».
Au regard de la gravité des faits et des indices jugés sérieux, le dossier a été orienté en flagrant délit, conformément aux dispositions des articles 461 et suivants du Code de procédure pénale.
Le suspect a été placé sous mandat de dépôt et devra comparaître devant la juridiction compétente dans les prochains jours.
Le procureur de la République, Mamoudou Magassouba, a tenu à rappeler qu’aucun agent public ne peut se prévaloir de sa fonction pour échapper à la loi. Toute complicité interne facilitant l’introduction de stupéfiants ou d’objets prohibés en milieu carcéral fera l’objet de poursuites systématiques.
À travers cette affaire, le ministère public réaffirme sa détermination à :
garantir la sécurité des établissements pénitentiaires ;
lutter contre la circulation des substances illicites ;
faire respecter strictement l’État de droit, dans le respect des garanties procédurales et des droits de la défense.
Cette interpellation marque un nouveau signal fort des autorités judiciaires face aux dérives susceptibles de fragiliser le système carcéral.
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