Le procès en appel de Dr Ibrahima Kassory Fofana continue de piétiner devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Évoqué une nouvelle fois ce jeudi 22 janvier devant la chambre des appels, le dossier n’a toujours pas connu d’avancée significative, l’ancien Premier ministre du régime Alpha Condé ayant, encore une fois, brillé par son absence à l’audience.

Face à la Cour, le ministère public a rappelé que depuis l’ouverture de la procédure d’appel, le prévenu ne s’est jamais présenté personnellement devant les juges. Une situation qui, selon le parquet, freine considérablement le bon déroulement de la procédure. Malgré cette absence répétée, le représentant du ministère public a estimé que les débats pouvaient se poursuivre, invitant la juridiction à tirer toutes les conséquences de droit liées au comportement du prévenu.

« La Cour est en mesure de statuer en l’état », a notamment souligné Ousmane Sanoh.
À la suite des réquisitions du parquet, Me Almamy Samory Traoré a sollicité la parole pour annoncer officiellement sa constitution en tant qu’avocat de Dr Ibrahima Kassory Fofana. Dans la foulée, il a demandé le renvoi de l’affaire, invoquant la nécessité de mieux préparer la défense.
Cette demande n’a toutefois pas été du goût de Me Pépé Antoine Lamah, conseil de l’État, qui souhaitait voir l’affaire entrer dans sa phase décisive, à savoir celle des plaidoiries. Malgré cette opposition, la Cour a finalement accédé à la requête du parquet et décidé de renvoyer le dossier au 29 janvier prochain.

Le ministère public a reconnu, devant la chambre, ne pas avoir formellement cité le prévenu pour l’audience de ce jeudi, un manquement procédural qui a pesé dans la décision de renvoi.
Avant de lever l’audience, le président de la chambre, le juge Daye Mara, a informé les parties que Dr Ibrahima Kassory Fofana avait transmis à la Cour un rapport médical. Ce document ferait état d’une dégradation de son état de santé, un élément susceptible d’influer sur la suite de la procédure.

Ainsi, entre absences répétées, considérations médicales et débats procéduraux, le procès en appel de l’ancien chef du gouvernement guinéen demeure dans l’impasse, laissant planer l’incertitude sur l’issue et le calendrier de cette affaire judiciaire très suivie.

 

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