Un vent de colère souffle chez les agents ayant participé au récent recensement biométrique en Guinée. Plus de 5 800 agents recenseurs et superviseurs dénoncent le non-paiement de leurs primes, pourtant prévues contractuellement avec la société Digitalis, chargée de la mise en œuvre du projet.
Dans une correspondance adressée ce mardi 26 août à l’Inspection générale du travail, le collectif des agents recenseurs affirme que leurs rémunérations, convenues dans un avenant au contrat signé avec Digitalis, devaient être versées au plus tard le 20 juin 2025 pour les agents et le 25 juin pour les superviseurs dans une note publiée par nos confrères d’Africaguinee.com
Cependant, à ce jour, aucun paiement n’a été effectué, déplorent-ils. Et selon eux, les multiples tentatives de relance – aussi bien écrites qu’orales – sont restées lettre morte. Digitalis n’aurait fourni aucune explication officielle quant à ce retard de paiement.
Le collectif, qui se dit épuisé et lésé, parle d’un préjudice moral et financier considérable, pointant une « violation manifeste des obligations contractuelles ». Certains membres affirment avoir contracté des dettes pour pouvoir assurer leur travail de terrain, parfois dans des conditions difficiles, notamment dans les zones reculées du pays.
Face à ce qu’ils considèrent comme un manquement grave, les agents appellent l’Inspection générale du travail à ouvrir une enquête et à contraindre Digitalis à s’acquitter de ses engagements financiers. Ils espèrent également un soutien des autorités de tutelle, afin que ce type de situation ne se reproduise pas à l’avenir.
Contactée à plusieurs reprises, la société Digitalis n’a, pour l’heure, pas réagi publiquement à ces accusations. Ce silence alimente la frustration et l’inquiétude des agents concernés, qui menacent de se mobiliser massivement si aucune solution rapide n’est apportée.
Ce litige intervient dans un contexte où les opérations de recensement biométrique, cruciales pour la planification du développement national, nécessitent une forte mobilisation humaine. Le non-paiement de ces acteurs risque d’entamer la crédibilité des institutions et de compromettre la réussite de projets futurs de même envergure.
Ledenonciateur224.com










