À moins de deux mois du scrutin, la Direction Générale des Élections lance un Comité technique pour renforcer l’inclusivité et la transparence du processus électoral.

Ce mercredi, la Direction Générale des Élections (DGE), dirigée par Madame Djenabou Touré, a convié les partis politiques guinéens à une rencontre d’échange et de travail sur la plage de Camayenne. Cette initiative vise à mettre en place un Comité technique interparti guinéen, nouvelle instance de concertation autour des prochaines échéances électorales.

Cette réunion intervient trois jours après la publication du décret présidentiel convoquant le corps électoral pour le référendum constitutionnel prévu le 21 septembre 2025. Ce scrutin, qui s’annonce décisif pour l’avenir institutionnel du pays, nécessite une mobilisation concertée de l’ensemble des acteurs politiques et sociaux.

Madame Djenabou Touré, Directrice Générale des Élections, a précisé les objectifs de cette première rencontre :« Le comité technique inter-parti est un espace ou un cadre de concertation technique, d’information et d’échange de tous les acteurs sociopolitiques. Les partis prennent part également pour permettre à la Direction Générale des Élections d’informer, d’échanger et de recueillir les avis et les suggestions des partis politiques, de la société civile, des institutions nationales, mais également des partenaires techniques et financiers sur les différentes étapes du processus électoral. »

Interrogée sur le calendrier de mise en place de ce comité, à un peu plus d’un mois du référendum, la directrice balaie toute inquiétude quant à un éventuel retard :« Je ne pense pas que ce soit tard, parce que la DGE vient d’être installée comme l’organe gouvernemental en charge de l’organisation du scrutin référendaire. Une fois que les choses ont été faites dans les normes […] il fallait, en travaillant avec tous les partis politiques, que le processus soit beaucoup plus inclusif, mais de façon technique. »

Selon elle, la DGE agit dans le respect de la loi qui lui confère officiellement la mission d’organiser le référendum, sous l’autorité du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

Concernant l’absence remarquée de certains partis politiques lors de cette rencontre, Madame Touré a tenu à rappeler l’état du processus de régularisation en cours :« Vous comprenez qu’il y a trois ans que nous sommes sur un processus d’évaluation des partis politiques. […] On a commencé avec 46, on est passé à 77. Aujourd’hui, 99 partis politiques se sont régularisés. Nous sommes actuellement à 126 partis politiques régularisés. Il y en a qui n’ont pas encore terminé leur organisation. Une fois qu’ils seront régularisés, ils rejoindront les autres. »

Ce cadre de concertation interpartis marque donc une étape stratégique dans la conduite du processus référendaire. Il pourrait s’avérer déterminant pour garantir la crédibilité, la transparence et l’inclusivité du scrutin à venir, dans un contexte politique encore sensible.

 

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