Suspendu de ses fonctions depuis le 22 janvier 2026 pour manquement à ses obligations professionnelles, le directeur général adjoint de l’Office guinéen de publicité (OGP), Jean-Marie Soriba Coumbassa, a été officiellement rétabli dans ses fonctions. Une décision qui marque un tournant, mais sous des conditions particulièrement strictes.

Dans un acte signé par le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, il est indiqué que « depuis cette sanction, l’intéressé a cessé tout comportement susceptible de porter atteinte à l’image et à l’honneur des personnalités publiques ». Cet élément aurait pesé dans la balance en faveur de la levée de la sanction.
S’appuyant sur les dispositions de la loi L/027 portant statut général des agents de l’État, le secrétaire général a donc prononcé la fin de la suspension. La décision, rendue publique le 9 février, précise que cette réintégration prend effet immédiatement.
Toutefois, cette mesure de clémence s’accompagne d’exigences claires et contraignantes. Jean-Marie Soriba Coumbassa est tenu de se retirer « intégralement et sans condition » de l’ensemble des réseaux sociaux, notamment Facebook, TikTok, Instagram et Snapchat, et ce jusqu’à nouvel ordre. La note, signée par Souleymane Bah, insiste sur le caractère impératif de cette disposition.
Les autorités préviennent que le respect de cette instruction fera l’objet de contrôles réguliers. Toute présence constatée sur un réseau social pourrait entraîner une sanction plus sévère, conformément aux textes en vigueur.

Au-delà de cette interdiction numérique, le responsable public est également rappelé à ses obligations d’impartialité et de neutralité. La décision souligne qu’il devra éviter tout comportement susceptible de porter atteinte à la dignité de sa fonction, à l’honneur des institutions de la République ou à la neutralité du service public, en conformité avec les lois L/027 et L/026 relatives respectivement au statut général des agents de l’État et au code de conduite de l’agent public en République de Guinée.

Cette réintégration, bien que synonyme de seconde chance, place désormais le DGA de l’OGP sous étroite surveillance administrative.

 

Ledenonciateur224.com