Conakry a vécu un moment d’histoire et d’émotion intense avec l’investiture officielle de Mamadi Doumbouya à la tête de la République de Guinée. Samedi 17 janvier 2026 au stade Général Lansana Conté de Nongo, en présence de plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains, dont le président de la Transition du Mali, le général d’armée Assimi Goïta, le chef de l’État a été solennellement installé dans ses fonctions, après la confirmation par la Cour suprême, le 5 janvier 2026, de sa large victoire dès le premier tour de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, avec 86,72 % des suffrages exprimés.
Au-delà de la portée institutionnelle de l’événement, c’est surtout l’image d’un président profondément attaché aux valeurs humaines et à la reconnaissance des aînés qui continue de marquer les esprits. Les anciens combattants de Guinée, par la voix de leurs représentants, saluent unanimement un dirigeant qui n’a cessé de poser des actes forts en faveur des personnes du troisième âge, et plus particulièrement des vétérans de la nation.
Le 2 octobre 2025, lors de la célébration du 67ᵉ anniversaire de l’accession de la Guinée à la souveraineté nationale, la place des Martyrs a été le temoin d’une scène aussi rare qu’émouvante. En plein cœur des festivités, Mamadi Doumbouya s’est accroupi pour saluer avec respect El Hadj Mamadou Baldé, ancien combattant de 90 ans, président de l’Association des anciens combattants et directeur général de l’Office national des anciens combattants et des victimes de guerre. L’image, largement relayée à travers le pays, a suscité admiration et fierté, tant elle traduisait une humilité sincère et une reconnaissance authentique.
En tant qu’ancien parachutiste (1955-1956), El hadj Baldé représente la transition entre l’armée coloniale et la construction de l’identité militaire guinéenne post-indépendance. Sa distinction comme Officier de l’Ordre national du Mérite n’est pas isolée ; elle a concerné un groupe de 44 vétérans, marquant une volonté de réparation morale collective.
Ces gestes, répétés et constants, ne relèvent pas du simple protocole. Ils s’inscrivent dans une politique plus large de valorisation des aînés, traduisant la volonté du président de réconcilier la nation avec sa mémoire, ses héros et ceux qui ont payé le prix du temps et du service. Le 1er novembre 2025, à l’occasion du 67ᵉ anniversaire de l’armée guinéenne, célébré au Palais Mohammed V, le chef de l’État a renouvelé ce geste symbolique envers les anciens combattants, rappelant que la souveraineté nationale repose aussi sur le sacrifice de ses devanciers.
Pour El Hadj Mamadou Baldé que notre rédaction a interrogé ce lundi 2 février 2026, le premier Président de la 5ème République, Mamadi Doumbouya est perçu comme « un homme humble, sage, respectueux et à l’écoute de la population », un dirigeant qui mérite considération et soutien, loin de toute calomnie ou diffamation. Dans un contexte africain où les peuples aspirent à des leaders proches du peuple et respectueux des valeurs humaines, cette attitude est interprétée comme un signal fort.
En honorant les anciens combattants et en accordant une place centrale aux personnes du troisième âge, le président Mamadi Doumbouya affirme une vision de gouvernance fondée sur la reconnaissance, la dignité et la continuité historique. Pour les vétérans de Guinée, ces actes parlent plus fort que les discours : ils témoignent d’un leadership ancré dans le respect des hommes et des femmes qui ont bâti la nation. Une posture qui nourrit l’espoir d’une Guinée réconciliée avec son passé et confiante en son avenir.
Ce témoignage d’El Hadj Mamadou Baldé illustre parfaitement le lien intergénérationnel au sein des forces armées guinéennes. Son parcours, allant de la guerre d’Algérie à la reconnaissance officielle en 2025, souligne une volonté de l’État de transformer la mémoire militaire en un pilier de l’unité nationale.
Par Moïse Rama









