Le football africain s’apprête à entrer dans une nouvelle ère. Selon Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF), une réforme majeure va profondément transformer le calendrier des compétitions continentales. Objectif affiché : aligner la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) sur le calendrier international et sur le format des grandes compétitions mondiales, tout en ouvrant la voie à la création d’une nouvelle épreuve baptisée Ligue africaine des nations.
À partir de 2028, la CAN adoptera un cycle quadriennal, à l’image de la Coupe du monde ou du Championnat d’Europe (Euro). Cette évolution marque un tournant historique pour une compétition qui, depuis 1968, se disputait tous les deux ans. Selon Patrice Motsepe, ce changement permettra une meilleure organisation du calendrier sportif, une réduction des conflits avec les championnats nationaux et internationaux, ainsi qu’une préparation plus optimale des sélections africaines pour les compétitions de haut niveau.
L’annonce a été faite ce samedi, lors d’une conférence de presse, à la veille du coup d’envoi de la 35e édition de la CAN, qui s’ouvrira dimanche avec la rencontre Maroc–Comores (20h). Le président de la CAF a précisé que la transition se fera progressivement : la prochaine édition de la CAN aura bien lieu en 2027, au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, mais la suivante se disputera exceptionnellement en 2028, et non en 2029, avant l’adoption définitive du rythme quadriennal.
En parallèle, la CAF lancera une nouvelle compétition continentale : la Ligue africaine des nations (CAF Nations League). Inspirée du modèle européen, cette épreuve se déroulera pendant les fenêtres internationales FIFA, à l’instar de la Ligue des nations de l’UEFA. Son lancement est prévu pour 2029, même si la période exacte de l’année (hiver ou été) n’a pas encore été arrêtée.
« Nous avons travaillé avec Gianni Infantino pour que chaque année, il y ait une compétition africaine de septembre à novembre, durant les dates FIFA », a expliqué Patrice Motsepe, soulignant la volonté de renforcer la visibilité et la régularité des compétitions africaines.
Autre annonce majeure accompagnant cette réforme : une augmentation significative des dotations financières. Le futur vainqueur de la CAN percevra désormais 10 millions de dollars, contre 7 millions de dollars lors de la dernière édition remportée par la Côte d’Ivoire. Une hausse qui témoigne de l’ambition de la CAF de revaloriser le football africain, tant sur le plan sportif qu’économique.
Avec ces décisions structurantes, la CAF affiche clairement sa volonté de moderniser ses compétitions, de renforcer leur attractivité et d’inscrire durablement le football africain dans les standards internationaux.
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