La réunion du comité exécutif de la Fédération Guinéenne de Football, tenue ce vendredi 27, a viré au pugilat. Ce qui devait être une séance de clarification institutionnelle s’est transformé en un affrontement ouvert, révélant au grand jour les fractures profondes qui secouent l’instance dirigeante du football guinéen.
À l’ordre du jour figurait un point brûlant : le fameux audio qui met en cause le président de la fédération, Sorel Doumbouya. Depuis la fuite de cet enregistrement, les tensions n’ont cessé de croître, alimentant soupçons, rivalités internes et manœuvres en coulisses.

Selon une source présente à la rencontre, de vives altercations ont éclaté entre les membres du comité exécutif. Si une minorité militait ouvertement pour des sanctions, voire pour une mise à l’écart immédiate du président, la majorité a finalement réaffirmé son soutien à celui dont certains, il y a encore peu, semblaient pourtant annoncer la chute imminente. Ce revirement spectaculaire illustre la complexité des rapports de force internes et la volatilité des alliances.
La réunion s’est ainsi achevée à queue de poisson. Aucune résolution n’a été adoptée. Aucune sanction n’a été prononcée. Et aucune décision formelle n’est venue apaiser les tensions. La minorité, active depuis la divulgation de l’audio, n’a pas obtenu gain de cause, malgré ses tentatives répétées de pousser vers une procédure disciplinaire.

Pour l’heure, le président Sory Doumbouya – qui a échappé à une destitution avant même que la commission d’éthique ne se prononce – sort renforcé, du moins provisoirement, de cette confrontation. Mais les lignes restent fragiles. Les fractures sont visibles. Et les rancœurs, tenaces.

Les jours à venir s’annoncent explosifs. Car si l’orage a été évité cette fois-ci, rien n’indique que l’accalmie sera durable. Entre soupçons de cabale interne et bataille pour le contrôle de l’institution, la Fédération Guinéenne de Football semble engagée dans une crise dont l’issue demeure incertaine.

 

Guineefoot