Un scandale fiscal d’une ampleur inédite éclate en Guinée, mettant en lumière de possibles pratiques de corruption au sein de l’administration fiscale. Le Directeur Général des Impôts, Mory Camara, a été placé en garde à vue après avoir mystérieusement réduit une amende de 800 milliards de francs guinéens à seulement 500 millions GNF. Cette décision, qui soulève des interrogations sur la gestion des finances publiques, fait l’objet d’une enquête en cours.

 

 

 

 

L’affaire débute lorsque les inspecteurs fiscaux identifient de lourdes irrégularités dans la déclaration fiscale d’une entreprise minière. Ces manquements avaient conduit à l’imposition d’une amende record de 800 milliards GNF. Cependant, de manière inattendue et sans l’accord des inspecteurs responsables, Mory Camara a décidé de réduire cette pénalité à 500 millions GNF. Ce geste a immédiatement provoqué un tollé au sein de l’administration et a alimenté des soupçons de manipulation administrative.

 

 

 

Selon les inspecteurs fiscaux, ils avaient respecté toutes les procédures en vigueur et découvert un écart significatif dans les déclarations fiscales de l’entreprise concernée. Pourtant, leur travail a été ignoré lorsque Mory Camara a dégrévé l’amende de manière controversée. Le directeur général des impôts a tenté de justifier sa décision en accusant les inspecteurs de malfaçon, une version qui a été rapidement contredite par un enregistrement de ses déclarations, où des incohérences sont apparues.

 

 

 

Face à cette situation, les inspecteurs ont fermement défendu leur travail et souligné qu’ils avaient agi dans les règles de l’art. Cette version des faits a été mise à l’épreuve lors de l’enquête qui a conduit à la garde à vue de Mory Camara. Ses moyens de communication ont été confisqués dans l’attente d’explications sur cet écart de plus de 799 milliards de GNF.

 

 

L’affaire soulève des questions cruciales sur la gestion des finances publiques et la transparence de l’administration fiscale en Guinée. Ce scandale met en lumière des dysfonctionnements importants et pose la question de la confiance accordée aux institutions fiscales, d’autant plus que le pays s’efforce de renforcer la gouvernance et la lutte contre la corruption.

 

 

Depuis le vendredi 27 décembre 2024, Mory Camara est sous enquête pour ses liens avec cette affaire qui semble impliquer de sérieuses manipulations de fonds publics. Si aucune preuve solide n’a encore été apportée pour étayer les accusations, les déclarations contradictoires entre le directeur des impôts et les inspecteurs fiscaux suscitent de vives inquiétudes.

 

 

Les inspecteurs ont affirmé que l’écart fiscal avait été constaté lors de l’audit de l’entreprise minière, justifiant ainsi l’amende imposée. Toutefois, des zones d’ombre subsistent sur la transparence et la rigueur du processus ayant conduit à cette situation.

 

 

 

Pour l’instant, la confiance du public est mise à rude épreuve, et tous les regards se tournent vers l’issue de cette enquête. Le sort de Mory Camara et la validité des accusations portées contre lui restent incertains. Ce scandale fiscal soulève des interrogations qui devront être élucidées par les autorités compétentes pour rétablir la transparence dans le secteur fiscal guinéen.

 

 

 

N’sira Sylla