La ville aurifère de Siguiri est une nouvelle fois secouée par une scène d’une extrême violence. Après un récent cas de lynchage enregistré dans une zone minière, un autre drame vient d’être signalé à Sèkè Dalamban, district relevant de la sous-préfecture de Doko, plongeant les populations locales dans l’émoi et l’incompréhension.

Selon les informations rapportées par notre confrère correspondant de Mediaguinee, Nouhan Konaté, à Siguiri, joint ce vendredi 19 décembre dans l’émission Les Grosses Têtes sur Tropical FM, un jeune homme nommé Moussa Keita, âgé d’environ 25 ans, cultivateur de profession, a trouvé la mort dans des circonstances tragiques. Il aurait été brûlé à l’aide d’essence, un acte attribué au nommé Laye Keita, présenté comme le grand frère de la victime.

Les faits se seraient déroulés après que Moussa Keita a été surpris sur un site d’orpaillage, où il tentait de se procurer des minerais. Interpellé par les orpailleurs, il aurait été ligoté sur place avant que son grand frère n’intervienne pour le récupérer. Une fois arrivé au domicile familial, ce dernier aurait aspergé la victime d’essence dans des circonstances encore floues.

Grièvement brûlé, Moussa Keita a été transporté en urgence à l’hôpital préfectoral de Siguiri pour recevoir des soins. Malheureusement, une trentaine de minutes après son admission, il a succombé à ses blessures.

Présent sur les lieux, le Dr Abdoulaye Bachirou Condé, médecin lieutenant du haut commandement de la gendarmerie nationale, direction de la justice militaire, en service à l’hôpital préfectoral de Siguiri, a confirmé le décès du jeune homme.

Toutefois, une zone d’ombre demeure : qui a réellement mis le feu à la victime ? Une question cruciale qui reste pour l’instant sans réponse et alimente les spéculations au sein de la population.

Aux dernières nouvelles, le présumé auteur de ce crime qualifié de crapuleux aurait pris la fuite. Des enquêtes sont actuellement en cours afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce drame et situer les responsabilités dans les jours à venir.

Ce nouvel épisode tragique relance le débat sur la violence autour des sites d’orpaillage et la nécessité d’un encadrement plus rigoureux pour prévenir de tels actes dans la préfecture de Siguiri.

 

Aboubacar Moussa Camara