La création de la Société nationale du tabac (SNT), à l’initiative du président de la République, Mamadi Doumbouya, vise notamment à réglementer le secteur du tabac en Guinée, à lutter contre la contrebande et à encadrer la commercialisation des produits du tabac.
Une initiative saluée par Ibrahima Sory Cissé, président de l’ONG Génération sans tabac Guinée, qui y voit une opportunité de création d’emplois, d’augmentation des recettes de l’État et de lutte contre la fraude fiscale.
Selon lui, la nouvelle société pourrait favoriser le recrutement de Guinéens, développer la culture du tabac dans les zones propices du pays et ouvrir des perspectives d’exportation. Il estime également que cette réglementation pourrait s’accompagner d’une hausse des taxes sur les produits du tabac importés, avec des répercussions sur les prix et, potentiellement, sur la consommation.
Ibrahima Sory Cissé souligne par ailleurs l’importance de l’application des dispositions de la Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte antitabac, ratifiée par la Guinée en 2007. Il considère que la lutte contre la contrebande, la fraude et l’évasion fiscale doit aller de pair avec le respect des engagements sanitaires du pays.
Pour le responsable de l’ONG, la création de la SNT représente ainsi une nouvelle étape dans la structuration du secteur du tabac en Guinée.
Selon le décret de création, la Société nationale du tabac disposera d’un capital social de 100 milliards de francs guinéens et sera constituée pour une durée de 99 ans.
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