Un drame s’est produit en fin d’après-midi à Dixinn Port 3, près d’un immeuble de treize étages. Deux personnes ont perdu la vie après être descendues dans un ancien puits contenant un gaz toxique. Mohamed Lamine Bangoura, témoin oculaire, revient sur les faits et alerte sur le danger invisible qui a coûté la vie aux victimes.

« Il y a eu deux morts ici. Paix à leur âme. Amine. »Les faits se sont déroulés vers 17 heures au carrefour de Dixinn Port 3, près d’un immeuble de 13 étages (R+13). Alors que je me trouvais avec d’autres personnes à proximité, des cris ont attiré notre attention devant la cour de l’immeuble. En nous approchant, nous avons découvert un attroupement autour de ce qui semblait être un ancien puits. Ignorant ce qu’il contenait, j’ai pris l’initiative de descendre pour en savoir plus.

À l’intérieur, j’ai trouvé un vigile coincé, apparemment inconscient. L’atmosphère était suffocante, et j’ai moi-même failli perdre connaissance à cause d’un gaz très toxique présent dans le puits. Par chance, j’ai pu remonter à temps et alerter la foule du danger, les exhortant à ne pas tenter de descente.

Les Libanais résidents de l’immeuble ont alors contacté l’ex-chef de quartier de Dixinn Port 2, qui est rapidement arrivé pour s’enquérir de la situation. Je lui ai décrit ce que j’avais vu et insisté sur la dangerosité du lieu.

Alors que je m’étais éloigné de la scène pour reprendre mes esprits, un homme du nom de M. Doñas est malgré tout descendu à son tour. Malheureusement, ni lui ni le vigile initialement coincé ne sont ressortis vivants de ce puits devenu un piège mortel.

 

N’sira Sylla