L’état-major général des armées guinéennes a apporté des précisions détaillées sur un incident survenu à la frontière entre la Guinée et la Sierra Leone, dans la région de Faranah. Les autorités militaires confirment l’interpellation de seize soldats sierra-léonais, accusés d’avoir pénétré sans autorisation sur le territoire guinéen.
Selon le général Ibrahima Sory Bangoura, chef d’état-major général des armées, les faits se sont produits le dimanche 22 février 2026 dans le district de Kudaya, sous-préfecture de Sanya, préfecture de Faranah.
« L’état-major général des armées informe l’opinion nationale et internationale que, le dimanche 22 février 2026, quelques dizaines de militaires sierra-léonais armés ont pénétré sans autorisation sur le territoire guinéen (…) À cet endroit situé à 1,4 km de la ligne frontalière, précisément au point coordonné 9°59 minutes 4,9 secondes nord et 11°11 minutes 17,6 secondes ouest, ils ont installé une tente et hissé leur drapeau national », a-t-il déclaré.
Une réaction immédiate des forces guinéennes
Alertées de la situation, les forces armées guinéennes se sont rapidement déployées sur les lieux. À leur arrivée, elles ont constaté la présence des éléments militaires sierra-léonais et procédé à l’interpellation de seize d’entre eux. Leur matériel a également été saisi.
« Les militaires interpellés ainsi que les objets saisis ont été mis à la disposition de la police judiciaire à des fins d’enquête », précise le communiqué.
L’état-major a salué la réactivité et le professionnalisme des unités engagées, soulignant leur attachement à la défense de l’intégrité territoriale. Il a par ailleurs appelé l’ensemble des forces de défense et de sécurité à renforcer leur vigilance et à demeurer pleinement mobilisées.
Versions divergentes et volonté d’apaisement
Du côté sierra-léonais, le ministère de l’Information et de l’Éducation civique a indiqué que l’incident se serait produit dans la ville frontalière de Kalieyereh, dans la chefferie de Sulima, district de Falaba — une localisation qui diffère de celle avancée par les autorités guinéennes.
Le gouvernement de la Sierra Leone affirme avoir officiellement saisi les autorités nationales, régionales et sous-régionales compétentes afin de privilégier un règlement pacifique et à l’amiable de l’incident.
Un dossier sensible dans un espace frontalier stratégique
Cet épisode met en lumière la sensibilité des zones frontalières entre les deux pays, où la délimitation et la surveillance du territoire demeurent des enjeux stratégiques. Si la situation semble pour l’heure contenue, elle souligne l’importance du dialogue bilatéral et des mécanismes de coopération régionale pour prévenir toute escalade.
Les prochains échanges diplomatiques seront déterminants pour clarifier les circonstances exactes des faits et préserver les relations entre Conakry et Freetown.

 

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