Dans son adresse à la Nation du 3 janvier 2025, le Général Mamadi Doumbouya a annoncé que des élections seraient organisées cette année, sans toutefois préciser de date exacte. Cette déclaration intervient dans un contexte politique tendu, marqué par les revendications des Forces Vives de Guinée, qui ne reconnaissent pas la légitimité des autorités de la transition depuis le 1er janvier, en raison du non-respect des délais convenus.
En réponse à l’appel de certains groupes à manifester dès le 6 janvier, l’« Union sacrée des forces vives » a pris une position modérée. Bien qu’ils ne s’opposent pas à la tenue de ces manifestations, les membres de la coalition ont appelé à leur suspension en attendant que le processus électoral soit mis en place. Dr Ibrahima Sory Diallo, coordinateur de cette union, a souligné qu’il n’était pas judicieux de provoquer des hostilités, puisque le président Doumbouya a déjà donné des indications sur la fin imminente de la transition. Selon lui, même en cas de manifestations, les acteurs politiques finiront par devoir se réunir autour de la table pour négocier et trouver un consensus.
Il a également évoqué les spéculations concernant une éventuelle candidature du Général Doumbouya à la présidence, précisant qu’il n’a pas encore pris de position officielle sur ce sujet. Pour lui, toutes ces questions doivent être abordées dans un cadre de concertation qui pourrait s’ouvrir prochainement.
Enfin, Dr Diallo a appelé le peuple guinéen à rester calme, résilient et vigilant, évitant toute forme de manifestations qui pourrait perturber le processus de transition.
Il a insisté sur l’importance de l’implication de tous les acteurs pour garantir la réussite des actions à venir et la finalisation de la transition dans les délais impartis.
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