Face aux attaques ciblées contre les opérateurs économiques guinéens en Angola, le GOHA demande des mesures urgentes et l’implication des autorités guinéennes et angolaises.

À Luanda, capitale de l’Angola, la communauté guinéenne traverse une période sombre. Plusieurs boutiques et magasins appartenant à des ressortissants guinéens ont été la cible de pillages et d’incendies, plongeant de nombreux opérateurs économiques dans le désarroi total. L’information a été rapportée par le GOHA International (Groupe Organisé des Hommes d’Affaires), à travers son antenne locale.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les violences ont éclaté tôt dans la matinée et se sont poursuivies tout au long de la journée, sans intervention immédiate des autorités locales. « Le pillage de nos commerces a commencé le matin et s’est poursuivi toute la journée. C’est lorsqu’ils ont commencé à incendier les boutiques et magasins que les autorités ont commencé à réagir« , raconte un Guinéen installé à Luanda, encore sous le choc.

Face à cette situation alarmante, le président du GOHA International, Chérif Mohamed Abdallah Haïdara, a exprimé sa profonde indignation. Il dénonce avec fermeté ces actes de violence qu’il qualifie de “barbares et d’un autre temps”, et appelle les autorités angolaises à prendre leurs responsabilités. »Nous condamnons fermement ces actes barbares. Nous demandons aux autorités angolaises de prendre des mesures urgentes pour arrêter ce vandalisme, sécuriser les opérateurs économiques et leurs biens. Mais aussi ouvrir une enquête afin de faire la lumière sur ces actes de pillage« , a-t-il déclaré.

Le GOHA International interpelle également le gouvernement guinéen, et plus particulièrement le ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, afin qu’il se saisisse de ce dossier avec diligence. »Nous attirons l’attention du gouvernement guinéen sur ce qui est en train de se passer. Nous sollicitons l’implication du chef de la diplomatie guinéenne afin que nos compatriotes ne soient pas abandonnés à leur sort« , a souligné M. Haïdara.

Alors que la communauté guinéenne tente de se relever de ces pertes matérielles considérables, l’urgence reste à la sécurisation des personnes et des biens, ainsi qu’à la mise en œuvre de mécanismes de protection pour prévenir de nouveaux débordements.

 

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