En Guinée, l’émotion et la colère sont palpables après l’assassinat de Mahawa, une fillette de 6 ans, victime de viol et retrouvée morte dans les toilettes de son école. Ce drame s’inscrit dans un contexte tragique, marqué par une série de violences sexuelles sur mineures, principalement à Conakry. Depuis janvier dernier, les organisations de défense des droits des femmes ont recensé 221 cas de viols, une situation qui suscite une inquiétude croissante.

 

 

Le mois précédent, un autre meurtre choquant a eu lieu : une écolière de 8 ans, Aïcha Bah, a été victime du même sort. Son corps sans vie a été découvert dans les toilettes de son école à Kagbelen, en banlieue de Conakry. Cet événement avait poussé les Nations unies à réagir, un geste rare, exprimant leur indignation face à l’impunité qui entoure ces crimes et appelant à une action urgente de la part des autorités guinéennes.

 

Les violences sexuelles sont devenues un fléau national, avec des cas rapportés presque chaque semaine. Face à cette situation alarmante, des organisations de défense des droits des femmes ont organisé une conférence de presse à Conakry pour dénoncer ces actes abominables et demander des mesures concrètes.

Oumou Khairy Diallo, directrice du Club des jeunes filles leaders en Guinée, a exprimé ses inquiétudes concernant la sécurité des jeunes filles, en particulier à l’école, qui devrait pourtant être un lieu d’apprentissage et de protection. « Aujourd’hui, l’école, censée être un endroit de sécurité, devient un lieu de crainte pour les parents », a-t-elle déploré. Elle a appelé le gouvernement à renforcer les politiques de protection des jeunes filles et à trouver des solutions durables pour éradiquer ces violences, non seulement dans les écoles, mais dans toutes les sphères de la société guinéenne.

 

Cet appel à l’action s’inscrit dans une urgence de renforcer la sécurité des filles et d’assurer que ces actes barbares ne deviennent plus une triste fatalité.

 

 

N’sira Sylla