C’est une décision majeure qui redéfinit en profondeur les contours de la politique migratoire et étrangère américaine. Le Département d’État des États-Unis a annoncé la suspension immédiate du traitement des visas d’immigrant pour 75 pays, parmi lesquels figure la Guinée. Une mesure radicale, justifiée par l’administration Trump par ce qu’elle qualifie de recours excessif des migrants aux aides sociales américaines.
Un verrou financier sur l’immigration
Pour Washington, ce gel constitue un instrument de protection économique. Selon les autorités américaines, les pays visés sont ceux dont les ressortissants « bénéficient de l’aide sociale américaine à un taux jugé inacceptable ». L’administration lie désormais explicitement l’accès au territoire à la capacité financière et à l’autonomie économique des futurs immigrants.
« Ce gel restera en vigueur jusqu’à ce que les États-Unis puissent garantir que les nouveaux immigrants ne s’approprieront pas les richesses du peuple américain », a déclaré le Département d’État, assumant un discours sans concession.
L’objectif affiché est clair : empêcher que l’immigration ne devienne, selon Washington, un fardeau pour le contribuable américain.
Si la liste complète concerne 75 nations, plusieurs pays ont été cités comme emblématiques par l’administration américaine, notamment la Somalie, Haïti, l’Iran et l’Érythrée. Des États que Washington considère comme présentant un risque élevé en matière de dépendance aux dispositifs sociaux dès l’arrivée des migrants.
« Cette suspension touche des dizaines de pays […] dont les immigrants deviennent souvent une charge pour les États-Unis dès leur arrivée. Nous œuvrons pour que la générosité du peuple américain ne soit plus exploitée », précise encore le Département d’État.
Cette mesure s’inscrit dans la droite ligne de la doctrine « America First ». En fixant son entrée en vigueur au 21 janvier, l’administration Trump entend frapper fort dès le début de l’année et affirmer son autorité sur les questions migratoires.
Le message politique est sans ambiguïté :
« L’administration Trump fera toujours passer l’Amérique en premier. »
Des conséquences humaines et diplomatiques lourdes
Cette suspension risque de paralyser des milliers de dossiers de regroupement familial, de freiner des projets de recrutement professionnel et de fragiliser davantage les relations diplomatiques avec les pays concernés. Pour de nombreuses familles, elle représente une rupture brutale d’espoirs de réunification ou d’opportunités économiques.
Ci-dessous, la liste complète des pays concernés, telle que publiée par Fox News :
Afghanistan, Albanie, Algérie, Antigua-et-Barbuda, Arménie, Azerbaïdjan, Bahamas, Bangladesh, Barbade, Bélarus, Belize, Bhoutan, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Birmanie, Cambodge, Cameroun, Cap-Vert, Colombie, Côte d’Ivoire, Cuba, République démocratique du Congo, Dominique, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Fidji, Gambie, Géorgie, Ghana, Grenade, Guatemala, Guinée, Haïti, Iran, Irak, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Kosovo, Koweït, Kirghizistan, Laos, Liban, Libéria, Libye, Macédoine du Nord, Moldavie, Mongolie, Monténégro, Maroc, Népal, Nicaragua, Nigeria, Pakistan, République du Congo, Russie, Rwanda, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, Syrie, Tanzanie, Thaïlande, Togo, Tunisie, Ouganda, Uruguay, Ouzbékistan et Yémen.
Ledenonciateur224.com









