Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a exprimé son profond regret après la révélation du scandale financier qui secoue l’Office Guinéen de Publicité (OGP). Ce scandale, qui porte sur un montant vertigineux de 78 milliards de francs guinéens, a choqué l’opinion publique et fait la une des discussions politiques et économiques du pays.

 

Lors de son intervention dans l’émission « On fait le point » diffusée sur la télévision nationale ce lundi 27 janvier 2025, le Premier ministre n’a pas caché sa désolation face à cette situation, qualifiant l’affaire de véritable « catastrophe ».

« Quand je prends l’Office Guinéen de Publicité, l’OGP, c’est une catastrophe. Mais, ce genre de catastrophe, nous ferons en sorte qu’il ne se reproduise plus », a déclaré Amadou Oury Bah, visiblement affecté par la gravité de la situation.

Le scandale concerne des malversations financières d’une ampleur considérable. Le directeur général de l’OGP, Mandian Sidibé, est actuellement en détention provisoire dans le cadre de l’enquête. Face à cette crise de gestion, le Premier ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mettre en place un contrôle rigoureux au sein de l’administration publique guinéenne, afin d’éviter de telles dérives à l’avenir.

« Le choix qu’a fait le président de nommer une nouvelle direction à la tête de l’OGP est une volonté claire et radicale de tourner définitivement la page. À partir de maintenant, toutes les entreprises dans lesquelles l’État a une participation seront scrutées avec la plus grande rigueur », a précisé Amadou Oury Bah. Il a également souligné que les responsables des entreprises publiques, comme les directeurs généraux et les membres des conseils d’administration, doivent être tenus pour responsables en cas de mauvaise gestion ou de faillite.

« Si une entreprise fait faillite, la direction et son conseil d’administration portent une part de responsabilité. Dans les jours à venir, je rencontrerai tous les corps de contrôle de l’État pour leur rappeler l’importance de leur mission. Je leur dirai : ‘Faites votre travail de manière systématique et sans relâche.’ Nous ne pouvons pas nous permettre de gaspiller les ressources publiques. Ce serait une insulte à la collectivité guinéenne », a insisté le Premier ministre, avec fermeté.

Cet engagement à renforcer le contrôle et la transparence dans la gestion des finances publiques pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la corruption et le mauvais usage des fonds publics en Guinée. Le gouvernement semble déterminé à assainir l’administration et à restaurer la confiance des citoyens dans la gestion des ressources nationales.

 

N’sira Sylla