Ce vendredi 6 février 2026 marque un moment charnière pour le secteur productif guinéen. À l’occasion d’une cérémonie de passation de service solennelle, Mme Fatima Camara a officiellement pris les rênes du ministère de l’Industrie et du Commerce, succédant à la Dre Diaka Sidibé.
Entre continuité républicaine et nouvelles ambitions, la nouvelle ministre affiche une vision claire : faire de l’efficacité opérationnelle un levier direct d’amélioration du pouvoir d’achat des ménages et un pilier central de la vision nationale Simandou 2040.
Pour Fatima Camara, le récent remaniement gouvernemental ayant fusionné les portefeuilles de l’Industrie et du Commerce ne relève pas d’un simple ajustement administratif. Il s’agit d’un choix politique fort, impulsé par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, visant à bâtir une économie plus cohérente et performante.
« Le rapprochement de l’industrie et du commerce au sein d’un même département est un choix d’efficacité. On ne construit pas une industrie forte sans marché, et on ne développe pas un commerce moderne sans une production nationale compétitive », a-t-elle déclaré avec fermeté.
Selon elle, la mission du département est désormais de relier l’ensemble de la chaîne de valeur : de la transformation à la distribution, de l’investissement à l’exportation, tout en protégeant le consommateur et en consolidant un climat des affaires attractif. Une approche intégrée qui ambitionne de créer une boucle économique vertueuse, au service de l’intérêt général.
Au cœur de sa feuille de route figure le programme stratégique Simandou 2040, premier pilier de la vision de développement national. Le ministère de l’Industrie et du Commerce est appelé à jouer un rôle moteur dans la transformation des immenses ressources du pays en emplois durables, en particulier pour la jeunesse.
Les priorités sont clairement définies :
accélérer la transformation industrielle et la création d’emplois,
moderniser le commerce et sécuriser un marché sain et transparent,
maîtriser les coûts tout en garantissant la qualité des produits,
réduire les délais administratifs,
instaurer un dialogue permanent entre la Chambre de commerce, le patronat et les organisations professionnelles.
Derrière ces réformes, la ministre rappelle la dimension humaine de l’action publique :
« Il y a la ménagère qui espère des prix justes, le jeune entrepreneur – je pense notamment au CJD – qui rêve de voir son produit sur nos étals. C’est pour eux que nous devons réussir. »
Une méthode claire : écouter, décider, agir
Pour concrétiser ces ambitions, Fatima Camara mise sur une gouvernance pragmatique, fondée sur l’écoute des acteurs, la prise de décision responsable et l’action rapide. En clôturant son discours par un hommage à ses proches et à ses collaborateurs, elle a affiché la sérénité et la détermination d’une dirigeante prête à passer de la vision aux résultats.
Sa promesse est simple mais exigeante : des impacts visibles, une économie mieux organisée et un secteur productif pleinement mobilisé au service du développement national.
Aboubacar Moussa Camara 622 42 41 87









