Conakry, le 12 Octobre 2026
Après cinq années intenses marquées par l’unification du patronat guinéen, la structuration des filières et le renforcement du dialogue social, la Secrétaire Générale de la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI) a officiellement remis sa démission pour se consacrer à de nouveaux horizons entrepreneuriaux.
À
Monsieur le Président
Objet : Notification de ma décision de mettre fin à mes fonctions de Secrétaire générale de la CGE-GUI
Monsieur le Président,
Après cinq années d’engagement au service du patronat guinéen, depuis le processus d’unification des organisations patronales jusqu’à la consolidation de la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI), je viens, par la présente, vous notifier ma décision de mettre fin à mes fonctions de Secrétaire générale.
Cette décision, mûrement réfléchie, s’inscrit dans une nouvelle étape de mon parcours professionnel et entrepreneurial. Après plusieurs années consacrées à la construction, à l’organisation, à la représentation et au rayonnement de notre institution, je souhaite désormais consacrer davantage de temps et d’énergie au développement de mes propres activités entrepreneuriales, tout en conservant mon attachement profond au secteur privé guinéen et à sa contribution au développement économique et social de notre pays.
Je quitte cette responsabilité avec le sentiment d’avoir apporté ma contribution à une œuvre collective importante, conduite sous votre direction et avec la participation de nombreuses personnes engagées pour le renforcement du patronat guinéen. Cette œuvre a connu des avancées significatives, mais aussi des défis qui ont exigé de la persévérance, de la concertation, de la capacité d’adaptation et une volonté constante de faire prévaloir l’intérêt collectif.
Je tiens à vous exprimer, Monsieur le Président, ma sincère gratitude pour la confiance qui m’a été accordée et pour les responsabilités que j’ai eu l’honneur d’exercer au sein de la CGE-GUI. Je remercie également les membres du Conseil d’administration, du Bureau, les membres statutaires, les organisations membres, les chefs d’entreprise, ainsi que l’ensemble des personnes qui ont contribué, de près ou de loin, à cette aventure institutionnelle.
Mes remerciements vont aussi aux collaborateurs du Secrétariat général, aux partenaires publics et privés, aux organisations syndicales, aux partenaires sociaux et internationaux, ainsi qu’à toutes les institutions avec lesquelles nous avons travaillé au cours de ces années. Les échanges, les collaborations et les expériences partagées ont contribué à enrichir mon parcours et à renforcer ma conviction quant à l’importance du dialogue et de la coopération dans la défense des intérêts du secteur privé.
Dans toute œuvre collective, les parcours sont faits de réussites, de défis et parfois de divergences. Aussi, si, au cours de ces années, certaines de mes paroles, décisions ou attitudes ont pu involontairement heurter la sensibilité d’une personne, créer une incompréhension ou occasionner une peine, je lui présente sincèrement mes excuses. Je quitte cette responsabilité sans rancœur, avec respect pour chacune et chacun, et avec le souhait que les relations humaines et professionnelles construites au fil du temps demeurent préservées.
Avant de tourner cette page, il me paraît important de revenir sur les principales actions auxquelles j’ai contribué durant mon mandat, avec mon équipe, sous la direction du Président et dans le cadre des orientations des instances dirigeantes de la CGE-GUI. Ce bilan n’a pas vocation à m’attribuer seule les résultats obtenus, qui relèvent nécessairement d’un effort collectif. Il vise plutôt à garder une trace des chantiers engagés, des avancées réalisées et des perspectives qui méritent d’être poursuivies.
I. BILAN DE MON ENGAGEMENT AU SEIN DE LA CGE-GUI
1. Ma contribution au processus d’unification et à la construction de la CGE-GUI
L’un des moments les plus marquants de mon parcours a été ma participation au processus d’unification des organisations patronales historiques de notre pays. Ce chantier essentiel pour la représentation du secteur privé guinéen a permis de rapprocher plusieurs sensibilités patronales autour d’une ambition commune : bâtir une organisation plus forte, plus représentative et mieux structurée.
La constitution officielle de la CGE-GUI en 2022 a marqué une étape déterminante dans cette dynamique. À la suite de ce processus, les membres fondateurs m’ont accordé leur confiance en me désignant Secrétaire générale, une responsabilité que j’ai assumée avec engagement et le souci constant de servir l’institution.
Sous la direction du Président de la CGE-GUI, j’ai contribué, avec mon équipe, à la mise en place et à la consolidation du fonctionnement de la Confédération, à l’organisation de ses activités et au renforcement de sa capacité à porter la voix des entreprises auprès des pouvoirs publics et des partenaires sociaux.
J’ai également soutenu les efforts visant à élargir la représentativité de la CGE-GUI, notamment en encourageant le rapprochement avec des acteurs économiques importants, dont la Chambre des mines et l’Association professionnelle des banques. La construction d’une représentation patronale véritablement inclusive demeure un enjeu majeur pour l’avenir de notre institution.
2. Le dialogue social, le travail décent et les relations professionnelles
Le dialogue social a constitué l’un des axes importants de mon engagement. Dans le cadre des orientations de la Présidence de la CGE-GUI, j’ai participé aux concertations entre le Gouvernement, les organisations syndicales et les représentants du patronat, dans l’objectif de favoriser des relations professionnelles plus structurées et de contribuer à la recherche de solutions équilibrées aux préoccupations des différentes parties.
Un jalon important a été la signature, le 15 novembre 2023, d’un protocole d’accord issu de plusieurs mois de négociations entre les partenaires tripartites. Cette avancée a illustré l’importance de la concertation dans la prévention des tensions sociales et dans la recherche de compromis durables.
J’ai également contribué aux travaux relatifs à la révision des conventions collectives, notamment dans les secteurs des mines et des carrières, avec des enjeux portant entre autres sur les classifications professionnelles, les grilles salariales et l’amélioration des conditions de travail.
Des démarches ont par ailleurs été engagées pour favoriser le dialogue et la structuration des relations professionnelles dans le secteur de la sécurité privée, où les besoins d’organisation et de clarification des règles applicables sont importants.
Mon engagement s’est également inscrit dans les travaux du Conseil national du dialogue social et dans les dispositifs de représentation du patronat au sein des instances liées au travail et aux relations professionnelles, notamment au niveau des juridictions du travail et commerciales.
Ces expériences ont renforcé ma conviction que le dialogue social doit rester un instrument privilégié de prévention des conflits, d’amélioration de la compétitivité des entreprises et de promotion du travail décent.
3. La structuration des secteurs professionnels et le renforcement de la représentativité patronale
La structuration des secteurs d’activité a constitué un autre chantier important de mon mandat. Sous la direction du Président et avec la mobilisation de mon équipe, nous avons contribué aux efforts visant à renforcer l’organisation des différentes branches professionnelles et leur capacité à dialoguer avec les autorités publiques.
Dans cette perspective, j’ai contribué aux efforts de regroupement des professionnels du transit autour d’un interlocuteur commun, afin de faciliter leurs échanges avec les administrations douanières et les pouvoirs publics.
J’ai également participé aux démarches de réorganisation du secteur du tourisme et aux initiatives ayant conduit à la mise en place d’une organisation représentative des employeurs de la presse.
Au-delà de ces réalisations, j’ai personnellement préconisé la création d’un mécanisme ou d’une structure dédiée à l’accompagnement de la structuration sectorielle, afin de donner davantage de cohérence et de continuité à ce travail.
Plusieurs secteurs restent à organiser ou à renforcer, notamment le bâtiment et les travaux publics (BTP), l’immobilier, les hydrocarbures et d’autres branches de l’économie. Il me paraît essentiel que cette dynamique soit poursuivie, car une meilleure organisation sectorielle permettra à la CGE-GUI de renforcer sa représentativité, d’améliorer la qualité du dialogue avec les pouvoirs publics et de porter plus efficacement les préoccupations des entreprises.
4. La modernisation de la gouvernance et la consolidation du cadre réglementaire de la CGE-GUI
La consolidation d’une organisation patronale ne repose pas uniquement sur sa représentativité et son rayonnement. Elle exige également une gouvernance structurée, des procédures internes clairement définies, une gestion comptable professionnelle, des mécanismes de contrôle financier et des textes statutaires adaptés à son fonctionnement ainsi qu’à la réglementation en vigueur.
4.1. Le respect des exigences statutaires et le renforcement de la gouvernance financière
À la suite de l’Assemblée générale constitutive du 20 avril 2024, organisée à l’issue de la période transitoire du processus d’unification, les statuts adoptés ont fixé des exigences importantes en matière d’organisation administrative, de gestion comptable et de contrôle financier de la Confédération.
Parmi ces exigences figurait notamment la mise en place d’un dispositif comptable professionnel. À cet effet, les membres statutaires, notamment les membres du Bureau, ont demandé que la fonction comptable soit confiée à un cabinet spécialisé, afin de renforcer la fiabilité, la régularité et la professionnalisation de la gestion financière de la CGE-GUI.
Dans le respect de ces orientations et sous la supervision du Secrétariat général, j’ai piloté, avec l’appui de mes collaborateurs, le processus officiel d’appel d’offres et de sélection d’un cabinet comptable. À l’issue de cette procédure, le cabinet Epsilon a été retenu pour assurer les prestations comptables de la Confédération.
Par ailleurs, les dispositions statutaires prévoyaient également la certification des comptes par un commissaire aux comptes. Dans ce cadre, conformément à la latitude qui nous avait été accordée pour procéder au recrutement, nous avons conduit une démarche similaire d’appel d’offres et de sélection, à l’issue de laquelle un cabinet d’audit a été retenu pour assurer la mission de commissariat aux comptes.
Ces démarches ont constitué des étapes importantes dans la mise en conformité de la CGE-GUI avec ses exigences statutaires et dans le renforcement de son dispositif de gouvernance financière. Elles ont permis d’engager la professionnalisation de la comptabilité et du contrôle des comptes, tout en contribuant à consolider les mécanismes de transparence, de traçabilité et de redevabilité nécessaires à la crédibilité d’une organisation patronale nationale.
Je considère que ces réalisations illustrent le rôle institutionnel joué par le Secrétariat général, sous la direction du Président et avec l’accompagnement de ses collaborateurs, dans la mise en œuvre des décisions des instances statutaires et dans le respect des règles de fonctionnement de la Confédération.
4.2. L’élaboration du projet de manuel de procédures
À la demande expresse des membres du Conseil d’administration et de son Président, il a été demandé à mon équipe et à moi-même d’élaborer un projet de manuel de procédures conformément à la réglementation en vigueur et aux exigences de bonne gouvernance de notre institution.
Nous avons pris en charge ce chantier et procédé à l’élaboration formelle du projet de manuel de procédures, avec pour objectif de contribuer à une meilleure organisation du fonctionnement de la Confédération, à la clarification des méthodes de travail et à une plus grande cohérence dans la gestion de ses activités.
Ce travail constitue une contribution importante à la modernisation des mécanismes internes de la CGE-GUI. Le projet de manuel de procédures est actuellement soumis aux autorités patronales pour examen et suite à donner.
4.3. La révision des statuts à la suite de l’Assemblée générale mixte
À la suite de la deuxième Assemblée générale mixte de la CGE-GUI, tenue le 27 juin 2026, l’Assemblée générale a donné instruction de procéder à la révision des statuts de la Confédération afin de prendre en compte les orientations retenues et les besoins d’évolution de notre institution.
Dans le respect de cette instruction, nous avons procédé à l’élaboration d’un projet révisé des statuts, sous la supervision d’un huissier, afin d’encadrer cette démarche et de contribuer à la formalisation du processus.
Le projet de statuts ainsi élaboré est actuellement soumis aux autorités patronales pour examen et suite à donner.
Ces différents chantiers, conduits sous la direction du Président et conformément aux orientations des instances dirigeantes, témoignent de notre volonté de contribuer à la consolidation de la gouvernance, à la clarification des procédures internes et au renforcement du cadre institutionnel de la Confédération.
Je considère que la poursuite de ces travaux sera déterminante pour assurer la continuité de l’action institutionnelle, renforcer la transparence dans le fonctionnement interne et accompagner durablement le développement de la CGE-GUI.
5. Ma participation aux réformes économiques, sociales et institutionnelles
Au cours de mon mandat, j’ai pris part à différents travaux de concertation et de réflexion portant sur les réformes économiques, sociales et institutionnelles de notre pays, dans le cadre des orientations de la Présidence et des positions portées par la CGE-GUI.
J’ai notamment contribué aux échanges relatifs à la révision du Code du travail, du Code des investissements et du Code de la sécurité sociale. Ces textes sont déterminants pour l’environnement des affaires, la protection sociale, la compétitivité des entreprises et l’équilibre des relations entre employeurs et travailleurs.
J’ai également participé à des discussions concernant les orientations budgétaires, le contenu local et les conditions de participation des entreprises guinéennes aux opportunités économiques générées par les investissements publics et privés.
Les concertations avec les institutions nationales, notamment dans le cadre des échanges avec le Conseil national de la transition, ont permis de faire entendre les préoccupations du secteur privé sur différents sujets d’intérêt économique et institutionnel.
J’ai aussi pris part à des réflexions et contributions relatives aux enjeux constitutionnels, ainsi qu’aux discussions portant sur le développement des zones économiques spéciales et le choix des sites destinés à accueillir des zones industrielles.
Ces différents chantiers ont mis en évidence la nécessité de maintenir une participation active, structurée et constructive du secteur privé à l’élaboration des politiques publiques. La qualité de l’environnement des affaires dépend notamment de la capacité des entreprises à faire entendre leurs réalités et à contribuer à la recherche de solutions adaptées aux enjeux du développement national.
6. La représentation du secteur privé dans les instances nationales et le renforcement des relations institutionnelles
La représentation du patronat dans les instances nationales constitue un levier essentiel pour défendre les intérêts des entreprises et contribuer à l’élaboration des politiques publiques.
En août 2023, j’ai été nommée par décret membre du Conseil d’administration de l’Office national de formation et de perfectionnement professionnels (ONFPP). Cette responsabilité m’a permis de contribuer aux réflexions relatives à la formation professionnelle, au développement des compétences et à l’amélioration de l’employabilité, des enjeux étroitement liés aux besoins des entreprises et à la compétitivité de l’économie guinéenne.
J’ai également pris part à des concertations avec les administrations douanières et fiscales afin de favoriser le dialogue entre les entreprises et les services de l’État, d’identifier les difficultés rencontrées par les opérateurs économiques et de contribuer à la recherche de solutions.
Le renforcement des relations institutionnelles avec la Présidence de la République
J’ai personnellement entrepris des démarches auprès de la Présidence de la République en vue de mettre en place un dispositif officiel de protocole destiné à accompagner le Président de la CGE-GUI dans l’exercice de ses fonctions et lors de ses engagements institutionnels. Cette initiative a abouti à la mise en place d’un protocole officiel, constituant une avancée importante dans la reconnaissance et la structuration de la représentation institutionnelle de notre Confédération.
Au-delà de son aspect organisationnel, cette démarche visait à renforcer les relations entre la CGE-GUI et les plus hautes autorités de l’État, à consolider le cadre de coopération avec la Présidence de la République et à conforter la place de notre institution en tant que corps constitué.
Je considère cette réalisation comme une contribution significative au renforcement de la stature institutionnelle de la CGE-GUI et à la reconnaissance du rôle du patronat guinéen dans le dialogue avec les institutions de la République.
7. Le rayonnement international et la représentation du patronat guinéen
Le rayonnement international de la CGE-GUI et la représentation du patronat guinéen dans les instances régionales et internationales ont également occupé une place importante dans mon engagement, dans le cadre des responsabilités exercées et des orientations de la Présidence.
Dans le cadre des activités de la Fédération des organisations patronales de l’Afrique de l’Ouest (FOPAO), j’ai participé à l’Assemblée générale tenue à Lomé, au Togo, à l’occasion de laquelle la Guinée a été réélue pour un deuxième mandat au poste de deuxième vice-président. Cette reconduction a constitué une reconnaissance de la participation du patronat guinéen aux dynamiques patronales régionales.
J’ai également représenté le secteur privé guinéen lors d’un forum des partenaires sociaux organisé en Tanzanie, contribuant ainsi aux échanges sur les enjeux du dialogue social et du développement économique.
Ma participation à la Conférence internationale du Travail de l’Organisation internationale du Travail (OIT), à Genève, m’a permis de prendre la parole en qualité de déléguée titulaire des employeurs. Cette expérience a revêtu une signification particulière pour la représentation des femmes au sein du patronat guinéen et pour la présence de notre pays dans les discussions internationales relatives au travail.
J’ai par ailleurs pris part à la dynamique de création de l’Alliance des patronats francophones, lancée à Tunis le 29 mars 2022, dont la Guinée est membre fondateur. Cette initiative offre des perspectives de coopération, de partage d’expériences et de développement de partenariats entre les organisations patronales francophones.
Enfin, lors du rendez-vous du Réseau des entreprises francophones (REF) à Brazzaville, j’ai contribué à la représentation du patronat guinéen dans les échanges avec les acteurs économiques francophones. Cette rencontre a notamment été marquée par une réception avec le Président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso.
Ces expériences ont contribué à renforcer la visibilité du patronat guinéen, à élargir ses relations et à positionner la CGE-GUI dans des espaces de coopération régionale et internationale.
8. La diplomatie économique et la promotion de la destination Guinée
J’ai également contribué à des initiatives visant à promouvoir la Guinée auprès des investisseurs et des partenaires économiques internationaux.
En collaboration avec le ministère des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger, notamment dans le cadre du programme ProDEIC, j’ai participé à des démarches destinées à mieux faire connaître les opportunités économiques du pays, à encourager les contacts avec les investisseurs et à favoriser les conditions d’une mobilisation accrue des investissements.
Cette dimension de mon engagement repose sur une conviction forte : le patronat doit être un partenaire actif de la diplomatie économique nationale. Les entreprises et leurs organisations représentatives peuvent contribuer à valoriser le potentiel de la Guinée, à créer des passerelles entre les investisseurs et les acteurs locaux et à favoriser les partenariats porteurs d’emplois et de valeur ajoutée.
La poursuite de cette dynamique me paraît importante pour renforcer l’attractivité de notre pays et accroître la participation des entreprises guinéennes aux opportunités d’investissement.
9. La promotion de la concertation tripartite et des normes internationales du travail
La concertation entre le Gouvernement, les organisations d’employeurs et les organisations de travailleurs constitue un principe fondamental pour l’élaboration et la mise en œuvre de politiques du travail équilibrées.
Dans ce cadre, je retiens notamment l’importance de la Convention n° 144 de l’Organisation internationale du Travail, relative aux consultations tripartites sur les normes internationales du travail, ratifiée par la Guinée.
La mise en œuvre effective de cet instrument suppose un dialogue régulier entre les partenaires sociaux et les pouvoirs publics sur les questions relevant de son champ d’application. Elle contribue à renforcer la participation des organisations d’employeurs et de travailleurs aux échanges portant sur les normes internationales du travail.
Je demeure convaincue que le renforcement des mécanismes de concertation et de consultation est indispensable pour favoriser la confiance entre les acteurs, prévenir les tensions et promouvoir des réformes mieux comprises et mieux adaptées aux réalités du pays.
10. Perspectives et priorités pour la poursuite de l’œuvre collective
Au terme de ces années, plusieurs priorités me paraissent essentielles pour consolider les acquis et poursuivre le développement de la CGE-GUI.
Il s’agit notamment de poursuivre la structuration des secteurs professionnels, d’élargir la représentativité de la Confédération, de renforcer son organisation interne et de consolider sa capacité à porter les préoccupations des entreprises auprès des pouvoirs publics.
La finalisation et la mise en œuvre des outils de gouvernance engagés, notamment le manuel de procédures et la révision des statuts, devront contribuer à clarifier les règles de fonctionnement de la Confédération et à accompagner son évolution institutionnelle. Il en va de même du renforcement des mécanismes de gestion comptable et de contrôle des comptes.
La formalisation de l’économie, l’amélioration de l’environnement des affaires, la compétitivité des entreprises, le développement des compétences, la création d’emplois et la promotion d’un dialogue social constructif doivent demeurer au cœur des priorités.
La CGE-GUI a vocation à être un interlocuteur crédible, responsable et force de proposition, capable de contribuer aux politiques publiques tout en défendant les intérêts légitimes des entreprises. La consolidation de cette vocation exige la continuité des efforts, le dépassement des intérêts particuliers et la mobilisation de toutes les composantes du secteur privé.
Je forme donc le vœu que les chantiers engagés sous la direction du Président et avec la participation des différentes instances de la Confédération puissent se poursuivre dans un esprit de responsabilité, de cohésion et de respect mutuel, au bénéfice de la CGE-GUI, des entreprises membres et, plus largement, de l’économie guinéenne.
II. POUR CONCLURE
Monsieur le Président,
Ces cinq années ont constitué une étape importante de mon parcours professionnel et personnel. Elles m’ont permis de participer à la construction d’une institution appelée à jouer un rôle majeur dans la représentation du secteur privé guinéen.
Je pars avec de la reconnaissance pour les personnes avec lesquelles j’ai travaillé, de la considération pour les efforts collectifs accomplis et l’espoir que les avancées obtenues serviront de fondement à de nouvelles réalisations.
Je tiens à souligner que les actions évoquées dans ce bilan ont été menées dans un cadre collectif, sous votre direction et avec la participation de mon équipe, des instances dirigeantes et des partenaires de la CGE-GUI. Je demeure convaincue que la poursuite de cette œuvre nécessitera la même volonté de dialogue, de rassemblement et de dépassement des intérêts particuliers.
Je reste attachée au développement du secteur privé guinéen et convaincue que les entreprises ont un rôle essentiel à jouer dans la transformation économique et sociale de notre pays.
Je souhaite plein succès à la CGE-GUI, à ses dirigeants, à ses membres et à l’ensemble de ses partenaires. Je forme le vœu que la Confédération poursuive son développement, renforce son unité et continue de porter avec détermination la voix des entreprises guinéennes.
Je demeure naturellement disponible pour faciliter, dans un esprit de responsabilité et de continuité, la transmission des dossiers relevant de mes fonctions, afin que cette transition se déroule dans les meilleures conditions.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.
Mme Maria DIANE
Confédération Générale des Entreprises de Guinée
CGE-GUI®









