Le Centre de Formation Professionnelle des Technologies de l’Information et de la Communication (CFPTIC) a abrité une session de renforcement des capacités des journalistes des médias publics et privés sur les techniques de détection et de lutte contre la fraude et la corruption dans le secteur de l’électricité.

S’exprimant à l’ouverture des travaux, les responsables du secteur ont souligné l’importance stratégique du rôle des médias dans un domaine aussi sensible, social et volatile que celui de l’électricité. Selon eux, le renforcement continu des capacités des journalistes est indispensable afin de garantir une information fiable, responsable et apaisée, capable de prévenir les dérives et d’éviter les situations de tension.
Malgré une amélioration notable de l’accès à l’électricité en Guinée, le secteur reste confronté à de nombreux défis, notamment l’incivisme, les branchements clandestins et la perception erronée de l’électricité comme un service gratuit. Il a été rappelé que l’électricité est un produit marchand, impliquant des coûts de production, de transport, de distribution et de commercialisation, et qu’elle doit, à ce titre, être payée.
Les intervenants ont insisté sur les conséquences légales des pratiques frauduleuses. Tout consommateur sans abonnement régulier s’expose à des sanctions prévues par le Code pénal, pouvant aller jusqu’à des peines d’emprisonnement, en collaboration avec les services antifraude d’EDG, les autorités judiciaires et policières.
Prenant la parole, un haut responsable a invité les journalistes à faire preuve de discernement et d’investigation, notamment lors d’incidents tels que les incendies nocturnes, souvent attribués hâtivement à l’Électricité de Guinée (EDG) sans analyse approfondie des causes réelles. Il a également salué les efforts du gouvernement et du ministère de l’Énergie dans la mise en œuvre d’une politique visant à réconcilier les Guinéens avec l’électricité, condition essentielle de tout développement durable.
Enfin, les responsables d’EDG ont réaffirmé leur disponibilité et leur ouverture envers les professionnels des médias, les invitant à se rapprocher de l’institution pour toute information à clarifier ou à compléter, dans l’intérêt d’une communication juste, équilibrée et constructive.
N’sira Sylla









