Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, à travers la Direction générale de la Recherche scientifique, a organisé un atelier de redynamisation des revues scientifiques nationales. Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la qualité de la recherche, promouvoir l’excellence académique et contribuer à la modernisation du système universitaire guinéen.
Réunissant responsables académiques, enseignants-chercheurs et acteurs du monde scientifique, cette rencontre vise à jeter les bases d’un système national de publication scientifique plus performant, capable de répondre aux exigences de la recherche moderne et d’assurer une meilleure visibilité des productions scientifiques guinéennes à l’échelle nationale et internationale.
Dans son discours d’ouverture, la Directrice générale de la Recherche scientifique, Dre Fatoumata Sylla, a rappelé les enjeux majeurs de cet atelier et l’importance stratégique des revues scientifiques dans le développement de la recherche.

« C’est un immense honneur et un réel plaisir pour moi de vous accueillir ce matin à l’occasion de l’atelier consacré à la redynamisation des revues scientifiques nationales. Permettez-moi tout d’abord, au nom de la Direction générale de la Recherche scientifique, de souhaiter la bienvenue à l’ensemble des participants et de vous remercier pour votre disponibilité et votre engagement en faveur du développement de la recherche scientifique en République de Guinée. Votre présence témoigne de l’importance que vous accordez à cette question essentielle qui est la valorisation de la recherche scientifique à travers des revues scientifiques crédibles, régulières et visibles à l’échelle nationale et internationale. »
Poursuivant son intervention, elle a souligné que la publication scientifique demeure l’un des indicateurs les plus fiables de la vitalité d’un système de recherche.
« La publication scientifique constitue l’un des principaux indicateurs de vitalité d’un système de recherche. Elle permet non seulement de diffuser les résultats des travaux scientifiques, mais également de renforcer la visibilité des institutions, de stimuler les échanges entre les enseignants-chercheurs et de contribuer au rayonnement scientifique d’un pays. »
Selon elle, les différentes réformes engagées ces dernières années par le ministère visent à professionnaliser davantage le système national de publication scientifique afin de le rendre plus compétitif et plus efficace.
« L’objectif de ce présent atelier est de contribuer à la réorganisation et à la professionnalisation des revues scientifiques. Nous attendons de cette rencontre des résultats concrets et opérationnels. À son terme, nous devrons disposer d’un état des lieux consolidé des revues scientifiques nationales, d’une identification claire des besoins prioritaires, d’orientations stratégiques partagées, d’un cadre harmonisé de fonctionnement ainsi que d’un mécanisme de suivi et d’accompagnement. »
La Directrice générale a également invité les participants à privilégier des échanges constructifs et orientés vers des solutions durables afin de permettre aux revues scientifiques nationales de jouer pleinement leur rôle dans la valorisation de la recherche.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le secrétaire général du ministère, Dr Facinet Conté, a insisté sur le rôle central des publications scientifiques dans la carrière des enseignants-chercheurs et dans l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur.
« Vous savez, les enseignants-chercheurs, c’est un peu comme l’armée, c’est les grades. Et pour passer de grade à grade, il faut publier. Et les publications se font dans les revues scientifiques. Donc il est important aujourd’hui que notre système puisse disposer d’un certain nombre de revues capables d’aider les enseignants à avancer en grade. Aux participants, c’est de nous aider à avoir toutes les recommandations qu’il faut pour que nos revues puissent accompagner les enseignants-chercheurs et produire des articles de qualité pour le bien de notre système d’enseignement supérieur. »

Le secrétaire général a également déploré l’insuffisance du nombre de publications produites par certains enseignants-chercheurs, rappelant que la recherche constitue, au même titre que l’enseignement, l’une des missions fondamentales de l’université.
« Nous avons des enseignants qui ne publient pas suffisamment, alors qu’un enseignant-chercheur, ce qui le caractérise, c’est aussi bien les enseignements que la recherche. Ces recherches-là sont publiées dans ces revues scientifiques. Si nous avons ces revues scientifiques redynamisées, il va sans dire que nous aurons une augmentation du nombre de publications au niveau de nos institutions d’enseignement supérieur. »
Dr Facinet Conté a par ailleurs mis en avant les efforts consentis par le département pour renforcer les capacités du personnel enseignant et améliorer l’encadrement dans les universités du pays.
« Nous sommes en train vraiment de tout faire pour qu’on puisse avoir des enseignants de qualité. Sur les quatre dernières années, nous avons pu former 1 000 enseignants-chercheurs, dont la moitié ont obtenu leur doctorat. Cela contribue à améliorer le taux d’encadrement dans nos institutions et aura une répercussion positive sur le nombre de publications dans nos établissements d’enseignement supérieur. »
À travers cet atelier, le ministère réaffirme ainsi son ambition de faire de la recherche scientifique un véritable levier de développement et de positionner les universités guinéennes comme des acteurs crédibles de la production du savoir en Afrique et dans le monde.
La redynamisation des revues scientifiques apparaît désormais comme une étape essentielle pour accroître la visibilité des travaux des chercheurs guinéens, renforcer l’excellence académique et soutenir la transformation durable du système d’enseignement supérieur du pays.
Aboubacar Moussa Camara









