Le suspense a finalement pris fin tard dans la nuit de ce jeudi 23 avril 2026. Saisie des recours liés aux candidatures, la Cour suprême a rendu ses arrêts dans une atmosphère particulièrement attendue par les acteurs politiques. Verdict : plusieurs formations politiques, initialement recalées, signent leur retour dans la course pour le scrutin du 31 mai prochain, relançant ainsi les équilibres en présence.
L’audience, présidée par Fodé Bangoura, Premier président de la Cour suprême, a permis d’examiner en détail les recours introduits contre la décision de la Direction Générale des Élections (DGE) en date du 16 avril. Au terme de cet examen minutieux, la haute juridiction a non seulement corrigé ce qu’elle a qualifié « d’erreurs matérielles », mais elle a également jugé recevables plusieurs candidatures qui avaient été écartées dans un premier temps.
Cette décision marque un tournant important dans le processus électoral en cours. Elle traduit à la fois le rôle d’arbitre de la Cour suprême et la volonté de garantir une compétition plus inclusive, en permettant à un plus grand nombre d’acteurs politiques de prendre part au scrutin.
Les partis réintégrés sur la liste nationale (proportionnelle)
Dans le cadre du scrutin de liste nationale à la proportionnelle, plusieurs partis retrouvent leur place après validation de leurs dossiers :
Notre Intérêt Commun (NIC)
Rassemblement pour la République (RPR)
Nouvelles Forces Démocratiques (NFD)
Union pour le Développement des Intérêts Républicains (UDIR)
Union pour la Nouvelle Guinée (UNG)
La Nouvelle Guinée (NG)
Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR)
Le retour de ces formations pourrait redistribuer les cartes, notamment dans un scrutin proportionnel où chaque voix compte et où la diversité de l’offre politique joue un rôle déterminant.
Réintégrations dans des circonscriptions stratégiques
Au-delà de la liste nationale, la décision de la Cour suprême concerne également des circonscriptions uninominales jugées stratégiques, où certains candidats avaient été exclus :
Front Démocratique de Guinée (FRONDEG) : candidature validée dans la circonscription de Ratoma, Lambanyi et Amérique.
Avenir Guinée Nouvelle (AGN) : candidature validée dans la circonscription de Lambanyi, Sonfonia et Afrique.
Ces réintégrations pourraient avoir un impact direct sur la dynamique locale de la campagne, notamment dans des zones à forte densité électorale.
Cap sur la liste définitive
Dans la foulée de ces décisions, Fodé Bangoura a indiqué que la publication de la liste définitive des candidatures interviendra sans délai. Celle-ci sera rendue publique par voie d’affichage au greffe de la Cour suprême, conformément aux procédures en vigueur.
Par ailleurs, une copie certifiée des arrêts sera transmise immédiatement à la Direction Générale des Élections ainsi qu’à ses structures déconcentrées, afin de garantir une prise en compte rapide dans l’organisation du scrutin.
À un peu plus d’un mois de l’échéance électorale, ces décisions viennent clarifier le paysage politique et ouvrir une nouvelle phase de la compétition, désormais tournée vers la campagne et la conquête de l’électorat.

 

 

Ledenonciateur224.com